Bureau de vote de rue pour l’obtention d’un référendum pour ou contre la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris)

Samedi 5 octobre de 9h à 12h devant la mairie de Beaumont, L’ATELIER DE GAUCHE du canton de Beaumont-Ceyrat- Saint Genès Champanelle  ouvre un bureau de vote de rue pour l’obtention d’un référendum pour ou contre la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris). Comme le prévoit la Constitution, il  faut 4,7 millions de signatures d’ici au 13 mars 2020.

C’est aux citoyens de décider de la préservation des biens communs et des services publics.

Un an de gratuité à Dunkerque : ce que révèle l’étude scientifique

Durant toute une année, les chercheurs de l’association VIGS ont observé et décortiqué les multiples effets produits par le nouveau réseau de bus gratuit de l’agglomération dunkerquoise. Ils ont passé au crible les modifications de comportements des habitants en matière de mobilité bien sûr, mais aussi ce qui avait changé dans leurs vies quotidiennes, leurs vies professionnelles, leurs interactions sociales, leurs façons de consommer ou encore de pratiquer et de considérer la ville… Début septembre, ils ont remis à la Communauté urbaine de Dunkerque, commanditaire de cette vaste étude qualitative, un rapport de 250 pages. Maxime Huré, le chercheur en science politique qui a supervisé l’étude, en commente les principaux résultats pour Urbis le Mag.

Maxime Huré : « Nous voulions savoir si la gratuité des transports en commun pouvait inciter les automobilistes à changer de comportement. C’est oui. Il s’avère que 48 % des nouveaux usagers du bus ont délaissé leur voiture. Cela nous permet d’esquisser une tendance au report modal de la voiture vers le bus de l’ordre de 24 % à Dunkerque. Il s’agit aussi d’une tendance de fond, d’une tendance durable. En effet, 10 % des usagers ont mis en vente une voiture ou ont renoncé à l’achat d’une voiture à cause de la gratuité du bus. C’est extrêmement fort. J’avoue que nous n’étions pas sûrs d’observer de tels résultats. Ces chiffres sont impressionnants en seulement une année de gratuité. Ce qui est très impressionnant également c’est le fait que les gens perçoivent le gain de pouvoir d’achat que leur offre le bus gratuit. Le mouvement des Gilets jaunes est passé par là. Il était très difficile auparavant de se faire entendre sur le coût réel d’une automobile. Or, les Dunkerquois que nous avons interrogés citent les coûts cachés de la voiture dans leurs gains de pouvoir d’achat, ils ne parlent pas uniquement du coût de l’essence mais aussi de l’assurance, de l’entretien, du stationnement, de la location d’un garage… »

MH : « L’autre changement de comportement semble de prime abord contradictoire : 10,5 % des nouveaux usagers du bus disent marcher moins ; 20 % disent marcher plus. En fait la gratuité renforce la multimodalité. Les gens utilisent plusieurs modes de transport. Certains automobilistes se mettent à prendre le bus et à marcher jusqu’aux arrêts. Donc ils marchent plus qu’avant. Certains piétons se mettent à prendre le bus, donc ils marchent moins. Et c’est là que l’intérêt d’une enquête qualitative, avec des entretiens très fouillés pour comprendre la vie des gens, éclaire ces résultats quantitatifs : ceux qui marchent moins le vivent comme un soulagement car ils exercent pour la plupart des professions pénibles physiquement. Ils considèrent même que le bus gratuit les a soulagés d’un fardeau. Parmi ces moindres marcheurs, on trouve aussi des collégiens dont le sac à dos pèse lourd, surtout quand il pleut ! »

MH : « La hausse de fréquentation est évidemment un élément remarquable sur lequel nous revenons dans le rapport. Elle est à la fois importante et continue depuis le 1er septembre 2018. Les tout derniers chiffres de Transdev sont éloquents : + 85 % de fréquentation observée entre septembre 2018 et aujourd’hui. Il y a vraiment eu un effet déclic symbolique grâce à la gratuité. Des gens qui n’avaient jamais pris le bus sont montés dedans grâce à ça. Et on n’y serait jamais arrivé autrement. Quant au réseau entièrement restructuré, pour les nouveaux usagers que nous avons interrogés, à défaut d’avoir créé l’envie d’essayer le bus, il entretient leur fidélité à ce mode de transport. Mis ensemble, gratuité et efficacité du réseau agissent comme des catalyseurs mutuels puissants. Dunkerque est la première agglomération à avoir misé sur ce tandem et il fonctionne particulièrement bien. »

MH : « Cela confirme que la gratuité est une politique à visée sociale qui permet de rendre de l’autonomie, de la liberté à se déplacer à des gens avec peu de moyens et qui ne profitaient pas des tarifs solidaires pourtant intéressants mis en place avant la gratuité à Dunkerque. Il s’agit de personnes qui, avant la gratuité minoraient leurs déplacements, ne s’autorisaient pas certaines choses. Cela démontre l’universalité de cette mesure qui permet de mettre fin aux stigmatisations sociales. Cela vaut pour les réfugiés qui sont présent en nombre sur le territoire dunkerquois. Parmi les usagers qui profitent aussi de la gratuité pour bouger davantage, on retrouve les jeunes qui ont moins besoin de leurs parents – et peut-être que le bus gratuit fera baisser le nombre d’achat de scooters – et les plus âgés qui se servent du bus comme un outil pour retisser leurs liens sociaux. »

MH : « Nous voulions évaluer les effets de la gratuité sur la redynamisation du centre d’agglomération. La tâche s’est avérée complexe. Il est en effet difficile d’isoler le rôle du mode de transport dans le chiffre d’affaires des commerces. Car des facteurs tels que la conjoncture économique ou les travaux de réaménagement du centre-ville entrent en ligne de compte. L’économie d’un centre-ville est multifactorielle. Dans les entretiens que nous avons menés avec eux, les commerçants se sont très majoritairement exprimés de façon positive sur la gratuité, estimant qu’elle leur apportait une nouvelle clientèle. Les jeunes sont par exemple très nombreux à se donner rendez-vous le midi dans le fast-food du Pôle Marine qui a vu son chiffre d’affaires bondir avec la gratuité. Dans la partie quantitative de notre enquête, 31 % des usagers du bus gratuit ont déclaré venir plus souvent dans le centre-ville qu’avant. C’est un chiffre prometteur, qu’il sera intéressant de vérifier dans 3 ou 5 ans, car c’est le temps nécessaire pour qu’une mesure comme la gratuité produise pleinement ses effets. Grâce à la gratuité, Dunkerque a aussi développé un tourisme professionnel de masse : je crois qu’en une année, ce sont plusieurs dizaines de délégations de villes françaises et étrangères qui sont venues découvrir le réseau de bus gratuit et par conséquent, manger et dormir dans les établissements locaux. Ce n’est pas négligeable. »

Et pour télécharger la totalité de l’étude…

L’intégralité de l’étude menée par les chercheur de VIGS de septembre 2018 à septembre 2019 à Dunkerque sur les effets de la gratuité des transports en commun est disponible sur le site de l’Observatoire des villes du transport gratuit.

L’auteur

Journaliste spécialisée dans les questions urbaines, Vanessa Delevoye est la rédactrice-en-chef d’Urbis le mag. Mots clés : Dunkerqueagglomération1 anbus gratuitétudescientifiquerésultatschangementshabitudesmobilitéfréquentationpart modalepiétonsautomobilistescyclistesCUDDk BusMaxime HuréVIGSréseau

Référendum d’initiative partagée sur la privatisation d’ADP. Déjà 700 000 signatures, mais il faut accélérer si nous voulons l’obtenir !

Le blog politique de Gaston L’humain d’abord, pas la finance !

1 – De quoi s’agit-il ?

L’Élysée comptait, presque en catimini, céder les Aéroports de Paris (ADP) à Vinci. Ce projet, indéfendable, il nous faut le combattre.
Pour la première fois depuis 40 ans, il va être possible de dire NON à une privatisation et au bradage du patrimoine public au profit du privé. On voit d’ailleurs ce que cela donne avec les autoroutes.
A l’initiative de 248 parlementaires PCF, FI, PS avec des parlementaires LR, un référendum d’Initiative Partagé est lancé pour dire NON à cette privatisation.
Il faudra réunir, en 9 mois (soit d’ici le 12 mars 2020), 4,7 millions de signatures (10% du corps électoral) à la loi cosignée par 248 parlementaires et qui consacre ADP comme un service public national donc non cessible au privé.

Le communiqué des groupes communistes et socialistes au Sénat à ce sujet.

Si ces 4,7 millions de signatures sont recueillies, le gouvernement aura comme obligation de faire un référendum en bonne et du forme afin de consulter les français qui auront à s’exprimer par un vote semblable aux votes organisées pour les diverses élections.

Dès mardi 11 juin, des représentants des groupes LR, PS, LFI, PCF, Libertés et territoires se sont réunis au Sénat et ont créé une Coordination nationale du référendum, dont l’acronyme CNR, rappelant le Conseil national de la Résistance, témoigne de leur volonté de rester unis.

Le site du ministère de l’intérieur pour demander un référendum sur Aéroport de Paris est ouvert (voir le mode d’emploi ci-dessous):

https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

Comme cela était à craindre, c’est compliqué à souhait pour décourager les utilisateurs.

Signons! Et partageons ! Faisons voter tous les membres de notre famille en âge d’être électeurs, nos amis, nos voisins, l’enjeu est très important.

2 – L’enjeu

L’enjeu dépasse largement le cadre d’ADP. C’est tout un ensemble de biens publics que le gouvernement veut donner à des actionnaires privés afin qu’ils se goinfrent sur le dos des usagers et qu’ils privent les pouvoirs publics d’une gestion qui va leur échapper. Derrière ADP il y a la Française des Jeux, Engie, les barrages hydrauliques, etc..

Un petit résumé par Aurélie Trouvé, porte parole d’ATTAC : https://www.youtube.com/watch?v=w7zHssWGOc4&t=26

Il s’agit pour nous de défendre l’intérêt général, d’éviter le bradage de nos ressources. Les modalités d’attribution de ces entreprises sont ahurissantes. L’équipe Macron, dans une vue à court terme, veut faire des cadeaux insensés aux groupes financiers de ses amis, à la caste qui l’a mis en place à la tête de l’État.

La société ADP se porte bien et est très rentable. En 2018 ADP a réalisé un bénéfice net de 610 millions d’euros. Pourquoi donner cela à Vinci ??? Sinon pour des raisons mafieuses.

Idem pour Engie, sans compter qu’en plus c’est une perte d’indépendance pour notre pays.

Pour la Française des Jeux c’est le même problème. La FDJ rapporte beaucoup à l’État, c’est une source de profit qui échappe donc aux multinationales.

Quant à la privatisation des barrages hydrauliques, c’est un scandale majeur. Ces investissements très lourds effectués avec des fonds publics pendant des décennies pour la source d’énergie la plus propre et la plus modulable seraient offerts à la caste financière.

Souvenons nous de ce qui est arrivé avec les autoroutes. Elles sont amorties depuis longtemps mais c’est une rente pour les sociétés d’autoroutes, rente qui est reconduite…

La gratuité des transports en commun et un maire de gauche !

Lors du débat sur la gratuité des transports en commun par la métropole, Mr Garde (Maire de St Genès-Champanelle) a développé une théorie sur le fait que ses habitants étant mal desservis, il fallait prioriser le développement des lignes et qu’ils ne comprendraient pas pourquoi les plus favorisés  par une desserte efficiente le seraient encore plus.

A-t-il fait un sondage auprès de ses administrés pour savoir s’ils empruntent ou pas bus ou tram ? Il est paradoxal qu’au prétexte d’avoir choisi de s’expatrier vers des lieux verdoyants et chatoyants, ceux-ci n’adhèrent pas à l’idée de partage , de solidarité. Quand au lendemain de la deuxième guerre mondiale la sécurité sociale fut créée, a-t-on jamais dit que l’on ne voulait pas cotiser au prétexte que l’on n’était pas malade et l’on pourrait multiplier les exemples (retraites …).

Ce discours défendu par des élus  fervents libéraux ne serait pas choquant en soi ; il l’est dans la bouche d’un homme se revendiquant de gauche.

Vous pouvez retrouver ces débats sur le site :

Les échanges ont duré + de 8h pour le débat sur la gratuité des transports et réponse de Mr Garde (3h15)  sur la chaufferie urbaine (6h40)

Le projet de chaufferie urbaine sur la métropole : aucune réponse de Monsieur le Maire de Beaumont

http://clermont-ferrand.reseau-chaleur.com/votre-reseau-de-chaleur/la-chaufferie-centrale/

Au dernier conseil municipal en questions diverses émanent du public, le projet de chaufferie urbaine sur la métropole a été évoqué. Ce projet colossal  devrait concerner les quartiers de la Fontaine du Bac, St Jacques, Les Cézeaux (facultés), le CHRU, BEAUMONT(actuelle DSP) avec possibilité d’extension à Beaumont centre et peut être LEMPDES et COURNON . L’incinérateur devrait fournir la chaleur  à tous ces quartiers. 

La question était de savoir comment Monsieur le Maire allait se positionner, en sachant que la la Délégation de Service Public (DSP) sur le chauffage urbain actuel (rétrocédé à la CAM depuis 2017) concerne  actuellement plus de 600 équivalent logements sur BEAUMONT. Allait-il voter positivement et si oui, les propriétaires, locataires seraient ils informés, consultés ?

Au préalable  il lui a été rappelé que les chaufferies urbaines sur Croix de Neyrat, la Gauthière, annoncées comme créant des économies d’environ 15%, ont dans les faits augmentées les charges de 30% des locataires du parc social. La commission consultative des services publics locaux (CCSPL) de la Métropole qui a pour vocation de permettre l’expression des usagers des services publics par la voie des associations représentatives s’est dans sa majorité prononcé contre ou abstenu sur le sujet.

Sa réponse fut surprenante ; à l’écouter le sujet n’était pas d’actualité.

Or, trois jours plus tard la Métropole dans son conseil devait débattre et prendre la décision de lancer la consultation. Ignorance du sujet ? Du futur débat ? Le problème est pourtant d’ importance  pour nos concitoyens (locataires, propriétaires …) car au-delà de BOISBEAUMONT, les Charmilles, l’école du Masage… le projet pourrait s’étendre au centre de notre ville.

Ce projet initié depuis un certain nombre d’années (trop selon Mme Odile VIGNAL,Vice-présidente de Clermont-Communauté en charge du Développement Durable et de l’Habitat qui 10 ans auparavant avait vanté les chaufferies urbaines aux coûts prohibitifs) doit faire l’objet d’appel d’offres dans des délais courts.

Monsieur DUMEIL n’a pas pris la parole mais a semble-t-il validé par un vote favorable. Les élus de la Métropole ont l’air, une fois de plus, de vouloir « faire le bien des citoyens » sans les consulter.

Notre propos n’est pas de juger ici le bien fondé du projet, mais d’éveiller l’attention sur le fait que ce type de chaufferie est souvent défavorable pour les consommateurs et particulièrement pour les locataires des bailleurs sociaux. Quant aux propriétaires, ne se retrouveront ils pas devant le fait accompli, les syndics omettant de les tenir au courant ?

Ce sujet devrait, à minima, faire l’objet d’une information dans le bulletin municipal, voire d’une consultation et en aucun cas, le balayer d’un revers de manche en conseil municipal.

Les aéroports de Paris doivent rester publics : signez la demande de referendum.

Après le dépôt le 10 avril d’une proposition de loi signée par 248 parlementaires représentant les oppositions de droite comme de gauche, l’heure est venue de recueillir les soutiens des électeurs.

Plus de 4,7 millions de signatures sont nécessaires pour organiser ce type de référendum, introduit par la réforme de la Constitution en 2008. Un décret, pris mercredi 12 juin en conseil des ministres, a déclenché la période de recueil des soutiens sur un site Internet ouvert par le ministère de l’intérieur. Elle durera neuf mois.

Les soutiens à cette initiative première du genre doivent manifester leur intérêt sur le site du ministère de l’Intérieur, comme le prévoit dorénavant la loi. La collecte des signatures ayant débuté le 13 juin pour un clôture au 12 mars 2020.

Le lien du site du ministère de l’intérieur pour accéder au formulaire pour signer :

Le site du ministère de l’intérieur pour accéder au formulaire à signer

Dès lors que le nombre de signatures requis sera atteint, le Conseil constitutionnel interviendra afin de valider ou non ces soutiens.

Autre point: si la proposition de loi de privatisation d’ADP n’a pas été examinée au moins une fois par chacune des deux assemblées parlementaires dans un délai de six mois, le Président de la République sera alors contraint de soumettre la proposition de loi aux Français via un référendum.

En pièce jointe le projet de loi cosigné par les députés s’opposant à cette privatisation : 

Pétition : URGENCE SANTÉ !

Stop aux fermetures de lits, de maternités, de services d’urgence

Signons, faisons signer la pétition à l’initiative d’Alain Bruneel

Objectif 1 million de signataires, c’est possible!

Déjà 15,400 signataires.

https://www.urgencesante.org/

Site de la Commission Santé du Pcf :
http://sante.pcf.fr/

PROPOSITION DE LOI

tendant à instaurer un moratoire sur les fermetures de lits, de services, d’établissements de santé et sur l’arrêt des regroupements dans le cadre des Groupements hospitaliers de territoire,(Renvoyée à la commission des affaires sociales, à défaut de constitution d’une commission
spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

présentée par Mesdames et Messieurs

Alain BRUNEEL, Huguette BELLO, Marie-George BUFFET, Moetai BROTHERSON, André CHASSAIGNE, Pierre DHARRÉVILLE, Jean-Paul DUFRÈGNE, Elsa FAUCILLON, Sébastien JUMEL, Manuéla KÉCLARD-MONDÉSIR, Jean-Paul LECOQ, Jean-Philippe NILOR, Stéphane PEU, Fabien ROUSSEL, Gabriel SERVILLE, Hubert WULFRANC, député-e-s.

Read morePétition : URGENCE SANTÉ !

BOYCOTT PUMA ! Appel de 125 clubs sportifs palestiniens.


Rendez- vous

samedi 8 juin à 15h

devant Decathlon-Pardieu

à Clermont-Ferrand.

PUMA sponsorise le football israélien qui participe à la colonisation illégale en Palestine.Venez demander à Decathlon et Sport 2000, et à leurs clients, de ne plus acheter PUMA tant qu’il soutiendra le système colonial.26 organisations du 63 soutiennent cette action (voir tract joint)

LECTURES EN MUSIQUE DE RECITS DE MINEURS ISOLES, mercredi 5 juin à 17h à La médiathèque de Chamalières

En partenariat avec le réseau Éducation sans frontières, les élèves de l’école de musique de Chamalières accompagneront la lecture de récits de mineurs isolés. arrivés dans le puy-de-Dôme.

Les jeunes instrumentistes ont réalisé des compositions musicales à partir de ces récits. Ceux-ci seront lus par des mineurs isolés qui fréquentent nos cours.

DÈS 10 ANS
Infos pratiques: 

Médiathèque Amélie-Murat
2, Allée du parc
63400 Chamalières

Conseil municipal de Beaumont du 30 avril 2019 : voeu présenté par le groupe Front de Gauche concernant le projet de loi « École de la confiance »

Ce vœu a été adopté à l’unanimité du conseil municipal

Ce vœu concerne l’Article 6 quater (nouveau) de la loi École de la Confiance qui va être discutée au Sénat. Celui-ci issu d’un amendement déposé à l’Assemblée Nationale instaure un nouveau type d’établissement scolaire : l’ Établissement Public des Savoirs Fondamentaux. Ces étabissements « sont constitués de classes du premier degré et du premier cycle du second degré. Ils associent les classes d’un collège et d’une ou plusieurs écoles situées dans son secteur de recrutement … ». La création des EPSF va permettre d’atteindre rapidement trois objectifs : réaliser de grosses économies d’échelle (mutualisation des moyens matériels et humains et passage de 45 000 écoles à 18 000 établissements), territorialiser l’ École et la quasi-totalité de la scolarité obligatoire (en transférant les prérogatives aux collectivités), mais aussi la mise au pas complète des personnels enseignants en les soumettant à une autorité renforcée des personnels de direction.

Par ailleurs, des expérimentations de l’ École du Socle sont en cours dans les territoires. Elles n’ont pas fait l’objet d’évaluations. Ce  nouvel article fige une organisation qui peut concerner l’ensemble des collèges et écoles, et ainsi transformer l’architecture de notre système scolaire. Il n’a pas fait l’objet d’étude d’impact ni de discussions préalables avec les organisations représentant la communauté éducative. En l’absence de ces éléments, l’inconnu demeure quant à l’ampleur des transformations à venir, comme au fonctionnement concret de ces structures.

Le collège et les écoles concernés seront-ils dissous dans la nouvelle structure ? Les accueils périscolaires, la restauration pour les enfants de maternelle et d’élémentaire relèveront-ils de cette nouvelle structure ? Les directeurs d’école seront-ils maintenus ? Sinon, qui assurera la relation avec les familles, les collectivités et les partenaires sur chacun des sites ? Qui veillera à la sécurité au quotidien ? Les Atsem seront-ils placés sous l’autorité du chef d’établissement ? Quelle taille maximum pour un Établissement Public des Savoirs Fondamentaux ? Quels temps de transport pour les élèves, notamment les plus jeunes ? Qui supportera les coûts ? …

De nombreuses questions restent en suspens. Å ce jour, la consultation des conseils d’écoles et des conseils d’administration, pas plus que celle des CTSD[1] et CDEN[2], n’est prévue par la loi pour initier la création d’ Établissements Publics des Savoirs Fondamentaux.

Nous demandons aux sénatrices et sénateurs de retirer cet article 6 quater (nouveau) du projet de loi. Ceci afin de laisser le temps du bilan aux expérimentations en cours et de prendre le temps de consulter l’ensemble des acteurs concernés.


[1]Comité Technique Spécial Départemental

[2]Comité Départemental de l’ Éducation Nationale