Les aéroports de Paris doivent rester publics : signez la demande de referendum.

Après le dépôt le 10 avril d’une proposition de loi signée par 248 parlementaires représentant les oppositions de droite comme de gauche, l’heure est venue de recueillir les soutiens des électeurs.

Plus de 4,7 millions de signatures sont nécessaires pour organiser ce type de référendum, introduit par la réforme de la Constitution en 2008. Un décret, pris mercredi 12 juin en conseil des ministres, a déclenché la période de recueil des soutiens sur un site Internet ouvert par le ministère de l’intérieur. Elle durera neuf mois.

Les soutiens à cette initiative première du genre doivent manifester leur intérêt sur le site du ministère de l’Intérieur, comme le prévoit dorénavant la loi. La collecte des signatures ayant débuté le 13 juin pour un clôture au 12 mars 2020.

Le lien du site du ministère de l’intérieur pour accéder au formulaire pour signer :

Le site du ministère de l’intérieur pour accéder au formulaire à signer

Dès lors que le nombre de signatures requis sera atteint, le Conseil constitutionnel interviendra afin de valider ou non ces soutiens.

Autre point: si la proposition de loi de privatisation d’ADP n’a pas été examinée au moins une fois par chacune des deux assemblées parlementaires dans un délai de six mois, le Président de la République sera alors contraint de soumettre la proposition de loi aux Français via un référendum.

En pièce jointe le projet de loi cosigné par les députés s’opposant à cette privatisation : 

Pétition : URGENCE SANTÉ !

Stop aux fermetures de lits, de maternités, de services d’urgence

Signons, faisons signer la pétition à l’initiative d’Alain Bruneel

Objectif 1 million de signataires, c’est possible!

Déjà 15,400 signataires.

https://www.urgencesante.org/

Site de la Commission Santé du Pcf :
http://sante.pcf.fr/

PROPOSITION DE LOI

tendant à instaurer un moratoire sur les fermetures de lits, de services, d’établissements de santé et sur l’arrêt des regroupements dans le cadre des Groupements hospitaliers de territoire,(Renvoyée à la commission des affaires sociales, à défaut de constitution d’une commission
spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

présentée par Mesdames et Messieurs

Alain BRUNEEL, Huguette BELLO, Marie-George BUFFET, Moetai BROTHERSON, André CHASSAIGNE, Pierre DHARRÉVILLE, Jean-Paul DUFRÈGNE, Elsa FAUCILLON, Sébastien JUMEL, Manuéla KÉCLARD-MONDÉSIR, Jean-Paul LECOQ, Jean-Philippe NILOR, Stéphane PEU, Fabien ROUSSEL, Gabriel SERVILLE, Hubert WULFRANC, député-e-s.

Read morePétition : URGENCE SANTÉ !

BOYCOTT PUMA ! Appel de 125 clubs sportifs palestiniens.


Rendez- vous

samedi 8 juin à 15h

devant Decathlon-Pardieu

à Clermont-Ferrand.

PUMA sponsorise le football israélien qui participe à la colonisation illégale en Palestine.Venez demander à Decathlon et Sport 2000, et à leurs clients, de ne plus acheter PUMA tant qu’il soutiendra le système colonial.26 organisations du 63 soutiennent cette action (voir tract joint)

LECTURES EN MUSIQUE DE RECITS DE MINEURS ISOLES, mercredi 5 juin à 17h à La médiathèque de Chamalières

En partenariat avec le réseau Éducation sans frontières, les élèves de l’école de musique de Chamalières accompagneront la lecture de récits de mineurs isolés. arrivés dans le puy-de-Dôme.

Les jeunes instrumentistes ont réalisé des compositions musicales à partir de ces récits. Ceux-ci seront lus par des mineurs isolés qui fréquentent nos cours.

DÈS 10 ANS
Infos pratiques: 

Médiathèque Amélie-Murat
2, Allée du parc
63400 Chamalières

Conseil municipal de Beaumont du 30 avril 2019 : voeu présenté par le groupe Front de Gauche concernant le projet de loi « École de la confiance »

Ce vœu a été adopté à l’unanimité du conseil municipal

Ce vœu concerne l’Article 6 quater (nouveau) de la loi École de la Confiance qui va être discutée au Sénat. Celui-ci issu d’un amendement déposé à l’Assemblée Nationale instaure un nouveau type d’établissement scolaire : l’ Établissement Public des Savoirs Fondamentaux. Ces étabissements « sont constitués de classes du premier degré et du premier cycle du second degré. Ils associent les classes d’un collège et d’une ou plusieurs écoles situées dans son secteur de recrutement … ». La création des EPSF va permettre d’atteindre rapidement trois objectifs : réaliser de grosses économies d’échelle (mutualisation des moyens matériels et humains et passage de 45 000 écoles à 18 000 établissements), territorialiser l’ École et la quasi-totalité de la scolarité obligatoire (en transférant les prérogatives aux collectivités), mais aussi la mise au pas complète des personnels enseignants en les soumettant à une autorité renforcée des personnels de direction.

Par ailleurs, des expérimentations de l’ École du Socle sont en cours dans les territoires. Elles n’ont pas fait l’objet d’évaluations. Ce  nouvel article fige une organisation qui peut concerner l’ensemble des collèges et écoles, et ainsi transformer l’architecture de notre système scolaire. Il n’a pas fait l’objet d’étude d’impact ni de discussions préalables avec les organisations représentant la communauté éducative. En l’absence de ces éléments, l’inconnu demeure quant à l’ampleur des transformations à venir, comme au fonctionnement concret de ces structures.

Le collège et les écoles concernés seront-ils dissous dans la nouvelle structure ? Les accueils périscolaires, la restauration pour les enfants de maternelle et d’élémentaire relèveront-ils de cette nouvelle structure ? Les directeurs d’école seront-ils maintenus ? Sinon, qui assurera la relation avec les familles, les collectivités et les partenaires sur chacun des sites ? Qui veillera à la sécurité au quotidien ? Les Atsem seront-ils placés sous l’autorité du chef d’établissement ? Quelle taille maximum pour un Établissement Public des Savoirs Fondamentaux ? Quels temps de transport pour les élèves, notamment les plus jeunes ? Qui supportera les coûts ? …

De nombreuses questions restent en suspens. Å ce jour, la consultation des conseils d’écoles et des conseils d’administration, pas plus que celle des CTSD[1] et CDEN[2], n’est prévue par la loi pour initier la création d’ Établissements Publics des Savoirs Fondamentaux.

Nous demandons aux sénatrices et sénateurs de retirer cet article 6 quater (nouveau) du projet de loi. Ceci afin de laisser le temps du bilan aux expérimentations en cours et de prendre le temps de consulter l’ensemble des acteurs concernés.


[1]Comité Technique Spécial Départemental

[2]Comité Départemental de l’ Éducation Nationale

LE COLLECTIF AUZON L’ARTIERE PROPRES FAIT UN PREMIER BILAN

                Plus de quarante personnes se sont retrouvées au Foyer de la Salle des Fêtes « La Ruche »  pour évoquer  l’avenir des deux rivières du canton, l’Artière et l’Auzon, menacées de disparition en raison de pollutions récurrentes (industrielle pour l’Auzon, domestique pour l’Artière), mais aussi, hélas, de leur débit exceptionnellement faible.

                Le collectif, animé par ses deux lanceurs d’alerte, Christian Bernaud et Vincent Grangeon,  s’était engagé, lors de sa création en  novembre 2018, à tenir au moins une réunion publique dans chaque commune du Canton pour informer régulièrement les populations des démarches entreprises et de leurs avancées.

Sortir de deux écueils

                Les objectifs de ce collectif : tout d’abord sortir rapidement de ces deux écueils pour, dès à présent, tenter de sauver ces rivières. Pour l’Auzon, l’opposition environnement-chantage à l’emploi pour la laiterie SLVA, et pour l’Artière, l’arrivée la plus rapide possible du collecteur d’eaux usées (moins deux ans ?) et la réfection urgente des circuits d’assainissement en très mauvais état et sous dimensionné de Ceyrat et Boisséjour.

Faire le nécessaire pour que les lois relatives à la protection de l’environnement et de la faune soient respectées

                Aussi les responsables du collectif ont pu rencontrer durant ces cinq derniers mois l’ensemble des responsables politiques et administratifs concernés : les Maires et Conseillers Départementaux du Canton, madame la Députée Laurence Vichnievsky,  monsieur le Sénateur Jean- Marc Boyer, le Secrétariat Général de la Préfecture du Puy-de-Dôme, ainsi que monsieur Didier Laville, vice-président en charge de l’eau et de l’assainissement pour Clermont Auvergne Métropole.

                Les services techniques et administratifs du Département et des communes concernées ont été associés à toutes ces démarches. Le collectif a apprécié l’écoute et la réceptivité de tous ces responsables. Mais, en parallèle, il a rencontré et discuté avec les responsables syndicaux CGT et CFDT de la laiterie, les associations de consommateurs, les sociétés de pêche et de protection du milieu aquatique, l’Agence de l’eau. Donc, un gros travail d’information et d’explication.

                Ne restera plus qu’après l’étape de réceptivité, vienne celle de la réactivité, puis des retours budgétaires, administratifs, et, à leur suite, techniques…

Des résultats grâce à l’effort de chaque partie prenante

                Des fonds ont été débloqués pour réaliser rapidement les travaux plus urgents à Ceyrat sur les réseaux d’eau (avenue Jean-Baptiste-Marrou, avenue de Beaumont, et à Boisséjour (dès l’automne) les avenues de l’Artière et de Clermont) L’enveloppe attribuée est conséquente : plus de quatre millions d’euros.

. Les premières opérations ont démarré à la laiterie SLVA de Saint-Genès pour stopper la pollution quasi-chronique de L’Auzon et ses désagréments. Cette opération pouvant devenir, à terme, pour l’industriel, une remarquable opportunité en terme d’image d’amélioration qualitative de ses productions.

Et l’avenir ?

                Un débat très riche s’est engagé entre participants  et  animateurs pour évoquer le passé, mais surtout l’avenir de ces rivières : l’urgence d’agir rapidement pour leur survie. La constitution de lanceurs d’alerte est indispensable pour limiter toute pollution individuelle ou collective et réguler les cours de ces rivières (réduire les captages d’eau, les retenues collinaires, l’utilisation indue des pesticides horticoles, etc…).

                L’eau est LE bien commun, le besoin de tous. Aussi,  préserver et restaurer sa qualité devient de plus en plus un enjeu de santé publique, donc une priorité nationale.

               La prochaine réunion publique du collectif aura lieu jeudi 27 juin, à 20 heures, à l’espace culturel Henri-Biscarrat, à Ceyrat.

article de La Montagne publié samedi 4 mai 2019 https://www.lamontagne.fr/beaumont-63110/actualites/ils-ont-tire-la-sonnette-dalarme-pour-leurs-cours-deaux_13553862/

Sécurité. Le pouvoir matraque la liberté de la presse


http://www.humanite.fr/

Mardi, 23 Avril, 2019Caroline Constant, Mélanie Mermoz

La police a bousculé, blessé puis emprisonné des journalistes, ce week-end, pendant l’acte XXIII des gilets jaunes. La répression est montée d’un cran, dénoncent les syndicats.

Quarante-huit heures de garde à vue pour un doigt d’honneur. Gaspard Glanz, le fondateur du site Taranis News, est accusé de « participation à un groupement en vue de commettre des dégradations » et « outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Et l’affaire est grave, très grave. Pour les syndicats, pas de doute : « Castaner et le pouvoir veulent éviter que des témoins ne filment leur stratégie de maintien de l’ordre. Y a-t-il une stratégie de l’intimidation ? » s’insurge au téléphone Emmanuel Vire, du SNJ-CGT. « C’est une pente très dangereuse », renchérit Vincent Lanier, du SNJ, qui pointe « une criminalisation des mouvements sociaux, et maintenant de tous ceux qui témoignent de ce qui se passe sur le terrain ».

Lire aussi : Gaspard Glanz, le journaliste « à tuer direct ».

D’après notre confrère David Dufresne, qui recense les violences policières et les diffuse sous le mot-clé « Allô ? Place Beauvau », on en est désormais à « 76 journalistes, photographes, vidéastes entravés dans leur travail depuis l’acte I », soit plus de « 10 % des victimes ». La thèse de l’accident ne tient plus. La preuve par l’exemple, samedi dernier, avec trois exemples concrets : le premier, Alexis Kraland, de la chaîne YouTube Street Politics, a été interpellé Gare-du-Nord. D’abord simplement contrôlé, le jeune homme a osé demander des explications, ce qui a tout fait déraper : « C’était la brigade cynophile, mais ils n’avaient pas de chien. J’ai demandé le motif du contrôle, ils m’ont répondu que c’était sur réquisition du procureur », a-t-il raconté à Libération. Devant le refus du journaliste de donner sa caméra, les policiers l’embarquent et le placent huit heures en garde à vue, là aussi pour « participation à un groupement en vue de commettre des dégradations ». Sa caméra serait alors considérée comme une « arme par destination ». Une arme bien gênante, visiblement…

Déféré devant le parquet pour un doigt d’honneur

Pour Gaspard Glanz, les forces de sécurité ne se contenteront pas de huit heures de garde à vue. Il faut dire que le garçon excède le pouvoir depuis 2017. Samedi, il était à la manifestation quand, dit-il, il a été touché par une grenade de désencerclement. La suite a été filmée : le journaliste part en quête du commissaire pour demander des comptes en passant devant une ligne de policiers en armures. L’un d’entre eux le bouscule très fort. Gaspard Glanz lui fait un doigt d’honneur. Résultat : deux jours au poste, d’où il a finalement été déféré, hier midi, devant le parquet, muni d’une convocation à une date ultérieure. Pendant ce temps – c’est bien pratique –, Gaspard Glanz n’a pu ni filmer, ni montrer les exactions commises pendant la manifestation de samedi.

Pétition : Libération de Gaspard Glanz et retrait de sa fiche « S »

Enfin, dernier cas relevé parmi d’autres : aux alentours de 15 heures, place de la République, Tristan Goldbronn, rédacteur en chef et cofondateur, en 2016, de Radio Parleur, est victime de coups de matraque alors qu’il enregistre une interpellation réalisée par un « dispositif d’action rapide ». « Les CRS qui étaient à proximité nous ont dit de partir. L’un d’entre eux m’a frappé. Il ne pouvait pas ignorer que j’étais journaliste, je portais un casque avec “presse” écrit en gros et j’avais un brassard. Il m’a d’ailleurs frappé pile à cette hauteur. » Décidé à porter plainte, il tente sans succès d’obtenir le numéro de référentiel des identités et des organisations (RIO) du policier, pourtant obligatoire. Le commandant refuse même de lui communiquer le numéro de l’unité. Pire encore, alors qu’il recroise le CRS qui l’a frappé, celui-ci s’étonne de le voir encore là et le menace. Afin de faire constater ses blessures, Tristan Goldbronn se rend aux urgences : deux hématomes, l’un de 12 cm de haut, l’autre de 8 cm, sont relevés. En plus de sa plainte, le journaliste va se tourner vers l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Les syndicats de journalistes ne vont pas en rester là. « Nous demandons à être reçus par Christophe Castaner », indique Emmanuel Vire, du SNJ-CGT. Même si c’est sans illusions : les deux dernières rencontres sur le sujet, après les premières violences constatées chez les journalistes, n’ont « servi à rien », selon le syndicaliste. Vincent Lanier, du SNJ, invite les journalistes victimes de violences policières à rejoindre la plainte collective, initiée par les deux syndicats et l’Union des photographes professionnels, dont s’occupe l’avocat Jérémie Assous. « On n’est plus dans l’incident isolé. On a besoin que cette plainte soit instruite pour questionner les méthodes des forces de police, mais aussi les consignes qui leur sont données. » Caroline Constant et Mélanie Mermoz