Élections présidentielle et législatives (2). François Ruffin : « Personne à gauche n’est assez fort tout seul »

Nouvelle image (4)
http://www.regards.fr/

« Je crois à la nécessité de s’organiser, parce que l’oligarchie est organisée, qu’elle dispose de plusieurs partis à son service pour feindre l’alternance. »

Regards. D’où vient votre engagement ?

François Ruffin. Tiens, tu me vouvoies ? Mon engagement est journalistique, d’abord, avec la création de Fakir en 1999. Je n’avais jamais été membre d’une organisation, d’un parti ou syndicat (je suis aujourd’hui syndiqué au SNJ-CGT). Je me situe à gauche depuis toujours, même si j’étais plus rouge que vert à l’époque. Je suis un révolté individuel.

C’est aussi l’identité de Fakir dont vous êtes le rédacteur en chef…

Je fais un journal qui rejoint le côté révolté. Révolté satirique. Donc je tape sur tout ce qui bouge. Le sous-titre, c’est « Ce journal n’est lié à aucun parti, aucun syndicat, aucune institution. Il est fâché avec tout le monde ou presque ». Pour autant, je prends conscience, au fil de mon aventure éditoriale, qu’il faut s’organiser, chercher des alliés, qu’on n’est jamais assez fort tout seul. Personne à gauche n’est assez fort tout seul, donc il faut trouver le moyen de faire se rejoindre des forces différentes.

Read moreÉlections présidentielle et législatives (2). François Ruffin : « Personne à gauche n’est assez fort tout seul »