Fin de la trêve hivernale : sans toit, il n’y a plus de droit !

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photo de Vincent VELILLA

communiqué de presse de Michel LE SCOUARNEC, sénateur Front de gauche du Morbihan relatif à la fin de la trêve hivernale et la reprise des expulsions locatives.La trêve hivernale se termine ce jeudi 31 mars :

« J’apporte toute ma solidarité envers toutes ces familles mises à la rue sans relogement, les plongeant encore plus dans la précarité et l’isolement.

Les effets désastreux de la reprise des expulsions locatives sont donc faciles à prévoir. Chaque année, plus de 150 000 ménages sont assignés en justice pour impayés de loyer, leur nombre ayant même atteint 175 000 en 2014. On compte environ 60 000 commandements à quitter les lieux et 12 000 expulsions avec l’emploi de la force publique.

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« ORDRE D’OUBLIER » (2014) : un film sur la déportation des Tchétchènes en 1944.

mercredi 24 février 2016 à 20h
MAISON de l’ORADOU
88, rue de l’Oradou – Clermont-Ferrand
« ORDRE D’OUBLIER » (2014)
86 mn/couleur
un film sur la déportation des Tchétchènes en 1944
Réalisateur : Khousseïn ERKENOV
Scénario : Rouslan KOKONAEV, Sultan ZAOURBEKOV
Production : Kinostudia Groznyi Film imeni Cheïkha Mansoura
Interprètes : Kheda Akhmadova, Timour Badalbili, Rosa Khaïroullina, Chamkhan Mitraev

Entrée libre

Le comité Tchétchénie 63 présente ce film pour la commémoration de la déportation des Tchétchènes et Ingouches le 23 février 1944.

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Famille, enfance et droits des femmes : le nouveau triptyque rétrograde du gouvernement

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L’Élysée vient de publier la nouvelle composition du gouvernement. S’il est une courbe qui ne progresse plus, c’est celle de la volonté politique en matière d’égalité femmes-hommes.

Où sont les droits des femmes ? Relégués avec la famille et l’enfance. Situation inédite depuis Nadine Morano, alors ministre de la Famille et des Solidarités. François Hollande et Manuel Valls, à travers cette nouvelle composition, affichent tout leur mépris à l’encontre des droits des femmes, subalternes à la question de la famille et des enfants. Nous rappelons encore et toujours que les droits des femmes sont une question transversale à toutes les questions politiques, et pas que à la famille. Qui plus est, il n’y a plus de secrétaire d’état dédiée à la question ni de femmes ministres avec un portefeuille régalien. Marche arrière toutes !

Le message est clair. Il n’y a plus de volonté politique sur la question des droits des femmes. Osez le féminisme ! est scandalisée par ce remaniement, qui se fait sur le dos des femmes et de leurs droits. Dont acte.

Contact Osez le Féminisme !
contact@osezlefeminisme.fr

Le Sénat rejette le droit à la cantine pour tous

Nouvelle image (3)La droite, majoritaire au Sénat, s’est prononcée mercredi 9 décembre  contre une loi destinée à assurer l’accès à la cantine dans le primaire pour tous les enfants.Ce texte avait pour but de couper l’herbe sous le pied à plusieurs communes de droite qui voulaient interdire la cantine aux enfants de chômeurs.

Les députés l’avaient adopté en première lecture. Mais au Sénat, il a totalisé 201 voix contre (LR, centristes, et RDSE (à majorité PRG) à l’exception du président du groupe Jacques Mézard) et 140 voix pour (socialistes, Communiste républicain et citoyen (CRC) et écologistes).

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110 ans de laïcité : hommage à la loi de 1905

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CONFÉRENCE

Organisée sous l’égide d’ESPACES MARX

animée  par Michel DUGAY, Universitaire

Qu’est-ce que la laïcité ?
Pourquoi faut-il la défendre ?

Mercredi 2 décembre
20 h 30
« la Galipote » – Rue René Brut
BEAUMONT

Intervenants :
Jacques MARCHE, Président de la Libre Pensée 63
Serge DUBOISSET, Atelier du Front de Gauche
Françoise DUREAU, Enseignante et libre penseuse

La politique d’exclusion des mineurs isolés étrangers mise en place à Calais : on leur donne de fausses dates de naissances pour les rendre majeurs.

La jungle à Calais

Un article du blog des passeurs d’hospitalité. 

https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2015/11/10/le-1er-janvier-1997-tout-plein-de-naissances/

Les avocat-e-s le constatent en ouvrant le dossier des personnes placées en rétention, les juges s’en offusquent parfois, les bénévoles le lisent sur les documents que les exilé-e-s leurs présentent parfois pour y comprendre quelque chose : un nombre important de personnes placées en rétention après être passées par le commissariat de Coquelles, près de Calais, ont cette année pour date de naissance le 1er janvier 1997.

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Vote des étrangers, le grand reniement.

Contestant les propos de Manuel Valls sur le droit de vote des étrangers,Françoise DUMONT –la présidente de la Ligue des droits de l’homme – dit craindre « les dégâts que peut faire le sentiment d’être traités en sous-citoyens ».

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Avez-vous été surprise par l’annonce du premier ministre, devant les étudiants de Science-Po mardi soir, de l’abandon de la promesse présidentielle du droit de vote pour les résidents étrangers ?

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Les femmes, grandes perdantes de la réforme des retraites complémentaires

Plusieurs organisations appellent les syndicats à ne pas signer l’accord de principe conclu avec le patronat sur les retraites complémentaires Agirc-Arrco, qui « aboutirait à pénaliser encore plus lourdement les femmes », dans une tribune publiée mercredi sur Mediapart.

Osez le féminisme, le Planning familial, la Fondation Copernic, Attac et les Effronté-e-s, en appellent à Laurent Berger (CFDT), Carole Couvert (CFE-CGC) et Philippe Louis (CFTC), les responsables des trois syndicats qui doivent finaliser cet accord vendredi au siège du Medef. « Le projet d’accord prévoit que sur les 6 milliards de financement nécessaires, l’essentiel (environ 90 %) sera supporté par les salarié-e-s et les retraité-e-s », écrivent les signataires. « Or, les sacrifices que vous leur imposez seront particulièrement discriminants pour les femmes ». « Les femmes en France gagnent toujours 27% de moins que les hommes, tout temps de travail confondu » et elles ont « des pensions inférieures de 40% à celles des hommes », soulignent-elles. « Elles ont encore aujourd’hui des carrières plus courtes que les hommes, elles partent en retraite en moyenne plus tard » et « toute augmentation de la durée de cotisation exigée pour avoir une pension à taux plein les pénalise donc plus fortement ».
Les organisations soulignent par ailleurs que « certains syndicats avaient proposé d’instaurer une cotisation temporaire pour toutes les entreprises dans lesquelles l’égalité femmes-hommes n’était pas effective, de façon à inciter fortement aux comportements vertueux, et à dégager des ressources supplémentaires pour les régimes ».
La mesure phare de l’accord sur les retraites complémentaires est un système de bonus-malus mis au point par le Medef. A partir de 2019 (génération 1957), s’ils veulent toucher une retraite complémentaire complète, les salariés devront travailler une année de plus une fois atteints l’âge légal de départ et la durée de cotisation requise pour une pension à taux plein. Sinon, leur retraite complémentaire sera amputée de 10% par an pendant deux, voire trois ans.
Lire le texte :
l’Humanité.fr avec AFP
Mercredi, 28 Octobre, 2015

Joseph Stiglitz : « 91% de la croissance est capturée par 1% en haut de l’échelle »

Photo : Francine Bajande
De passage à Paris pour la sortie de son dernier ouvrage, le prix Nobel d’économie relève que les inégalités sont au cœur de l’instabilité économique mondiale et développe ses positions alternatives.

À l’heure où François Hollande confesse un renoncement majeur en déclarant « assume(r) pleinement », dans un livre à paraître demain, son « acceptation du traité européen » Sarkozy-Merkel, le prix Nobel d’économie américain Joseph Stiglitz dresse un réquisitoire des politiques d’austérité. Dans l’entretien qu’il a accordé à l’Humanité à l’occasion de sa visite en France pour promouvoir son nouveau livre, la Grande Fracture (éditions Les Liens qui libèrent), l’économiste dénonce une Europe engluée dans l’austérité, dans laquelle « la France a peur » d’affronter l’Allemagne, comme on l’a vu lors de la crise grecque, cet été. Un problème économique qui devient un problème démocratique, souligne le prix Nobel, quand « les électeurs se disent partout : (…) les gouvernements ont trahi ». « C’est une autre logique qu’il faut suivre », affirme encore Joseph Stiglitz à propos du pacte de responsabilité de François Hollande, qui distribue des aides sans contreparties aux entreprises. Tirant enseignement de l’exemple grec, le prix Nobel, qui a soutenu le non d’Alexis Tsipras au référendum grec de juillet, se prononce pour une réforme de la zone euro, dans un sens plus « démocratique » et « solidaire », et dit l’espoir que suscite en lui l’essor des luttes des mouvements citoyens contre les inégalités aux États-Unis.

Lire l’entretien intégral (version longue en exclusivité sur l’humanité.fr)

Ouvrons le débat : QUELQUES PROPOS SUR LA CRISE DE L’EGALITÉ

Nouvelle image (2)A l’heure du pessimisme et de l’austérité généralisés et où les rivages de l’Europe nous présentent un monde qui se déchire, où les communautarismes déchirent l’équilibre et la paix sociale, le principe d’égalité, pourtant vieux de plus de deux siècles, semble de plus en plus fragilisé.
Ce principe a été créé dans la nuit du 4 août 1789, par le rassemblement de quelques visionnaires, réunis au sein d’une assemblée constituante, qui, en quatre décrets, ont fait basculer notre pays d’un antique modèle féodal à une moderne organisation constitutionnelle. Le 26 août, il est déclaré « Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Chacune des républiques successives fera de cette déclaration le préambule de leur constitution, en 1875, 1946 et 1958, puis les Nations Unies en feront l’article premier de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience, et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. ».
Le Conseil de l’Europe, en 1950, consacrera à son sujet l’article 14 de son préambule, y rajoutant des précisions quand aux « sexe, race ou origine, couleur de peau, langue, religion, opinion politique ou philosophique, appartenance à une minorité quelconque, fortune ou naissance ».

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