Menace terroriste : l’exemple de Cuba

Une réponse de gauche à la menace terroriste : l’exemple de Cuba.

Nouvelle image La plupart des gens associent Cuba aux voitures anciennes authentiques, à l’exquise salsa, aux plages de rêve, aux cigares, aux mojitos… Rares sont ceux qui savent que le pays vit depuis 1959 sous un niveau de menace de niveau 4. Comment les Cubains le vivent-ils et que pouvons-nous puiser dans leur expérience de spécialistes ? (De Wereld Morgen – Investig’Action)

Au niveau 4 depuis 55 ans

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Ouvrons le débat sur « l’état d’urgence »: Et si « l’état d’urgence » devenait permanent ?

Et si l’état « d’urgence » (en réalité d’exception) perdait son caractère urgent, sans pour autant abandonner son cadre coercitif, et devenait l’état « normal », quotidien, de la société qu’ils voudraient: soumise, surveillée, lobotomisée, manipulable à gré ?

Cela ne relève pas d’un cauchemar orwélien mais de scénarios politiciens caressés par certains pour se refaire une santé électorale, perpétuer « l’union sacrée », dépolitiser les enjeux, reléguer les questions sociales, évacuer les antagonismes de classe, museler le mouvement social… L’interdiction des grandes manifestations citoyennes pour la conférence COP21 sur la justice climatique, l’assignation à résidence de dizaines de militants écologistes ; les « bavures » qui se multiplient, augurent fort mal de l’avenir.

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Un monument pacifiste : le monument aux morts de Gentioux.

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La commune de Gentioux, dans la Creuse, qui compte aujourd’hui 370 habitants, a payé un très lourd tribut durant la guerre 14-18 : 58 de ses hommes ont été tués.

Dès 1920, un comité se met en place pour l’érection d’un monument aux morts. Il comprend le Conseil municipal et les anciens combattants. L’initiative en revient au maire Jules Coutaud, un républicain aux idées avancées, marqué par quatre années de guerre et dont la santé est compromise par l’action des gaz asphyxiants.

Le projet retenu le 29 janvier 1922 comprend un pylône avec trois marches, une statue en fonte bronzée, celle d’un enfant devenu orphelin, en sabots, la casquette à la main, vêtu de son sarrau noir comme l’étaient tous les écoliers à l’époque, le bras tendu, le poing serré désignant, sous l’interminable liste des victimes, l’inscription :

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Le monument de Gentioux n’a toujours pas été inauguré officiellement. En effet, les autorités n’ont jamais accepté son caractère pacifiste ni la connotation symbolique du poing brandi qui est un appel à la lutte et au rassemblement des exploités. Mais en 1922, malgré le refus de la Préfecture d’être présente à la cérémonie inaugurale, la population est réunie avec le Maire et le Conseil municipal.

Dans une interview à Limousin Magazine, en novembre 1971, le Maire précise : « Jamais (…) notre monument aux morts ne suscita de discussions, de polémiques parmi les citoyens de la commune qui ne partageaient pas forcément les mêmes idées politiques. Le cri de révolte contre la guerre (…) traduit tout simplement les sentiments de gens de très modestes conditions qu’avaient indignés et meurtris quatre années de misères, de larmes et de deuils. ».

article de la LDH Toulon