Un toit c’est un droit ! Solidarité avec les exilé.e.s de 1er mai !

Depuis début septembre, plus de 150 exilé.e.s dont une cinquantaine d’enfants ont posé leurs tentes sur la place du 1er mai à Clermont-Ferrand. Ils viennent d’Albanie, de Russie ,d’Afghanistan, de Macédoine de Géorgie, d’Éthiopie, de Guinée, de Serbie ou d’Algérie… Dans le même temps, 90 mineurs isolés venus seuls de différents états africains survivent de squats en squats.

Depuis plusieurs mois, les services de l’État les laissent vivre dans le dénuement le plus total sans toit au dessus de leurs têtes, sans accès à l’eau ni à des sanitaires. Les pouvoirs publics (Préfecture, Mairie, Conseil Départemental) se renvoient la balle, laissant la situation pourrir et confrontant ces familles et ces enfants aux dangers et à l’insalubrité de la rue et bientôt au froid. Beaucoup sont demandeurs d’asile ou bénéficiaires de la protection subsidiaire et de ce fait l’État leur doit le logement. C’est un droit. C’est à la préfecture de rendre ce droit accessible.

L’obtention d’un toit est la condition première pour que soient respectés les droits humains fondamentaux – soins, scolarité et formation, emploi… – conduisant à une bonne insertion dans ce pays.

Des solutions existent. La mobilisation de l’année dernière avec l’occupation de la fac de lettres de Gergovia nous a prouvé que lorsque nous nous organisons, les pouvoirs publics n’ont d’autres choix que de respecter le droit de ces personnes à un hébergement d’urgence. A l’échelle seule de la ville de Clermont-Ferrand, plus de 4000 logements sont vides et pourraient accueillir ces personnes. La loi de réquisition administrative des logements vacants le permet. Il faut l’appliquer.

Face à cette situation sanitaire et humanitaire dramatique, les exilé.e.s soutenu.e.s par les associations et les citoyen.ne.s ont pris leur sort en main pour s’organiser, lutter collectivement et exiger des solutions de relogement pérennes pour l’hiver et une issue positive à l’examen des situations administratives.

Read moreUn toit c’est un droit ! Solidarité avec les exilé.e.s de 1er mai !

Solidarité avec les migrants : l’Atelier écrit au préfet du Puy-de-Dôme et au président du conseil départemental

Monsieur le Préfet du Puy-de- Dôme,

                        Depuis maintenant près de trois semaines un «camp» improvisé de personnes de différentes nationalités s’est installé place du 1er mai à Clermont-Ferrand. Ces personnes au nombre de 150 environ, dont une quarantaine d’enfants parfois très jeunes (au moins trois sont des nourrissons), vivent dans un dénuement complet et dans des conditions sanitaires déplorables, voire même à court terme dangereuses : un seul point d’eau et deux toilettes.

Chaque jour, de nouvelles personnes sont accueillies, aggravant la promiscuité déjà problématique et, par voie de conséquence, les risques épidémiques.

De plus, la présence de seringues dans les toilettes d’urgence mises à disposition par la municipalité (seule autorité ayant apporté à ce jour une aide) est constatée. C’est dire si, aux risques sanitaires s’ajoutent des risques en termes de sécurité, et singulièrement pour les plus exposés, que sont les adolescents et les jeunes adultes. 

                        Devant la gravité de cette situation intolérable, les membres de «l’Atelier de gauche» de Beaumont, Ceyrat et Saint-Genès-Champanelle vous demandent de façon solennelle que soit mis fin à cet état de fait indigne de notre République, contrevenant formellement au respect des droits humains les plus élémentaires.

                        Nous requérons en conséquence, un hébergement et des conditions sanitaires et d’alimentation conformes aux normes en vigueur, quelle que soit la situation administrative de ces personnes et ce, dans les plus brefs délais.

                        Particulièrement sensibles au devenir des nombreux enfants présents avec leurs parents, et à celui des mineurs non accompagnés, les membres de « l’Atelier de gauche » souhaiteraient également, conformément à la loi, que les autorités du département rompent avec la passivité et l’indifférence qui ont été les leurs jusqu’alors, et prennent en charge ces enfants et adolescents, tant sur le plan de leurs besoins élémentaires que sur celui de leur éducation.

                        « L’Atelier de gauche » apporte tout son soutien et exprime sa gratitude aux Associations de solidarité, ainsi qu’aux citoyens, qui par leur action quotidienne pallient l’absence de prise en charge des autorités du département.

 Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de nos salutations distinguées.

                                                          

                                                                       Pour «l’Atelier de gauche»

                                               de Beaumont, Ceyrat et Saint-Genés- Champanelle,

 Le président

Roger Bichon

 

N.B : copie de ce courrier à Monsieur Président du Conseil Départemental du Puy-de- Dôme.

Monsieur le Préfet du Puy de Dôme

Monsieur Président du Conseil Départemental

Un appel à la solidarité de la part du collectif « Clermont Fait Monde »

Depuis plus de 15 jours, plus de 150 exilé.e.s dont une cinquantaine d’enfants ont posé leurs tentes sur la place du 1er mai à Clermont-Ferrand. Ils viennent d’Albanie, de Russie ,d’Afghanistan, de Macédoine de Géorgie, d’Éthiopie, de Guinée, de Serbie ou d’Algérie…

Avec le soutien de citoyen.n.es et de militant.e.s, les familles et les personnes isolées se sont regroupées pour faire respecter leur droit à un logement digne. Depuis plusieurs mois, les services de l’État les laissent vivre dans le dénuement le plus total sans toit au dessus de leurs têtes, sans accès à l’eau ni à des sanitaires. Les pouvoirs publics (Préfecture, Mairie, Conseil Départemental) se renvoient la balle, laissant la situation pourrir et confrontant ces familles et ces enfants aux dangers et à l’insalubrité de la rue et bientôt au froid.
Beaucoup sont demandeurs d’asile ou bénéficiaires de la protection subsidiaire et de ce fait l’État leur doit le logement. C’est un droit.
C’est à la préfecture de rendre ce droit accessible.

La solidarité est forte mais afin d’assurer un relais entre militant.e.s et bénévoles, nous lançons un appel que nous espérons être le plus large possible : nous avons besoins de présence sur place, toute la journée, mais encore plus le soir pour la préparation et la distribution du repas (entre 18h et 21h) , et la nuit pour la tranquillité du camp.

Merci de relayer cet appel dans vos réseaux militants et privés.

Pour suivre les actualités du campement sur les réseaux sociaux, c’est par ici :
https://www.facebook.com/clermontfaitmonde/

Un framadate permet aussi de signaler sa présence afin de s’organiser au mieux :
https://framadate.org/2cSVrlaLCzHdoVJR

Les horaires sont donnés à titre informatif et peuvent être définis plus précisément en commentaire sous le tableau.

Opération nettoyage le 8 septembre à la Société Générale de Beaumont

BEAUMONT Samedi 8 septembre 2018, une vingtaine d’activistes ont nettoyé ce matin l’agence de la Société Générale, , pour dénoncer le financement de la banque aux énergies sales. Cette opération, d’envergure nationale, appelait la banque à cesser ses soutiens aux énergies fossiles, et en priorité au projet texan d’exportation de gaz de schiste liquéfié Rio Grande LNG.

(1)  La mobilisation contre la Société Générale est coordonnée par les amis de la Terre et ANV-COP21 dans le cadre d’une séquence internationale d’actions Rise for climate, https://riseforclimate.org

  1. (2)  www.amisdelaterre.org/Nouvelles-mesures-climat-de-BNP-Paribas-un-pas-dans-la- bonne-direction-2831.html

  2. (3)  Voir les chiffres du Report Card 2018 : ran.org/bankingonclimatechange2018

  3. (4)  Plus d’information dans le rapport « Société Générale, plein gaz sur les fossiles »

publié par les Amis de la Terre en mars 2018 :

www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/20180712rapportsocietegenerale.pdf

On va marcher pour le climat, samedi à Clermont

Dans plusieurs villes de France, des marches pour le climat auront lieu ce 8 septembre, lors de la Journée mondiale d’action pour le climat. A Clermont, le départ sera donné sur la Place de Jaude à 14h.

Samedi aura lieu la Journée Mondiale d’action pour le Climat. Une journée qui, en France, survient après la démission brutale de Nicolas Hulot du gouvernement. D’autre part, l’été qui s’achève a été marqué, sur la planète, par une multitude d’événements témoignant de l’ampleur du phénomène de réchauffement climatique. Aussi un grand nombre de Marches pour le climat vont-elles se dérouler, samedi, un peu partout en France, à Paris, Bordeaux, Grenoble, Lyon, Marseille, Montpellier, Limoges.

Un mouvement populaire qui trouve souvent son origine sur les réseaux sociaux.

Pollution de l’Artière

Paradoxal, non ?

 A l’heure où ruisseaux et rivières s’assèchent dans notre beau pays, l’Artière élève son niveau !

 Depuis le joli mois de mai, ce bien commun qui serpente au beau milieu de nos communes est un égout à ciel ouvert. La flore est remplacée par tout ce que peut évacuer le citoyen lambda en matière d’eau grise ; quant à la truite, elle est remplacée par de magnifiques muridés qui remontent notre atypique Artière. Certes nos édiles nous vantent la renaturation de l’Artière ou l’inauguration du premier bassin de stockage à grand renfort d’images … mais faut il prévenir ou  guérir ? A se demander s’il ne vaudrait mieux pas canaliser et enfouir le ruisseau, évitant par là même, la prolifération de bassins de rétention et  augmentant ainsi la capacité de nos communes à densifier l’habitat urbain. Peut être un futur programme.   

 Pour information. En 33 ans de présence en tant que riverain, c’est la toute première fois qu’une pollution aussi longue en intensité et durée est visible. Depuis début mai de façon intense, le ruisseau augmente de volume et pendant des jours entiers charrie ce que l’on est censé trouver dans un collecteur. Même les orages et pluies intenses de juin n’ont réussi à laver le cours d’eau. Alors que le niveau est très bas, le ru (il faut bien l’appeler ainsi) est touché de façon dramatique (vers d’eau, truites…) les odeurs en plus. Après une accalmie de quelques jours, de vendredi à jeudi 02 aout, le mal est revenu. A force de persévérance, le bon interlocuteur  a été trouvé et une relation s’est nouée pour alerter et apporter des solutions (certes provisoires) … en attendant mieux.

 

Christian Bernaud

Interdire les pesticides : un combat citoyen, un combat politique.

Après les états généraux de l’alimentation et la loi très décevante qui s’ en est suivi,  l’atelier de Gauche du canton de Beaumont-Ceyrat-Saint Genès Champanelle proposait  samedi 16 juin à Beaune le Chaud  un débat sur l’interdiction des pesticides, combat citoyen et/ou combat politique?

 Le débat était organisé  autour du documentaire « Cuba, La Révolution Verte Urbaine »  du collectif cinématographique cubain « Semillas »  qui montre  concrètement comment s’est imposée l’agriculture bio à Cuba

Après la révolution dans les années 50 Cuba a d’abord transformé les  grandes parcelles des gros propriétaires en petites surfaces menées en polyculture, puis après la fin de l’Union Soviétique  dans les années 90 elle est devenue  une île bio à 80% en productions fruitière et légumière. Pour nourrir la population, une agriculture de subsistance urbaine est née.

Une véritable   révolution verte dans tous ces aspects, pour la nature et pour l’humain dans laquelle toute la  population, tout le système éducatif  et les institutions territoriales  sont parties prenantes. Finalement  une agriculture plus productive car elle demande plus de main d’œuvre, qu’elle respecte l’ensemble de l’équilibre naturel , embellit les villes.

On sait aujourd’hui que Cuba est devenue un paradis pour les abeilles mais aussi pour les oiseaux notamment migrateurs qui viennent s’y  réfugier fuyant les côtes américaines urbanisées et polluées.

Dans le débat qui a suivi nombreux participants ont fait remarquer que le modèle n’était pas reproductible : climat très différent, société peu consumériste. Mais  devant l’urgence des solutions à trouver pour faire face au réchauffement climatique il y avait sûrement  à s’en inspirer. Et pourquoi pas déjà des propositions  à intégrer localement  dans les prochains programmes des élections municipales ? Et de nombreux autres débats en perspective sur la base d’ouvrages cités par les uns et les autres.

Surtout, il faut que les luttes individuelles, collectives et l’action politique des élu-e-s se soutiennent réciproquement pour faire front commun contre les lobbies de tous ordres.  Une personne a justement attiré notre attention sur une campagne nationale récente de prélèvements urinaires axée sur la recherche de glyphosate. Sur la base des premiers résultats , une  première plainte a été déposée à Foix contre les fabricants de pesticides et ceux qui ont autorisé leur utilisation.

Ce moment d’échange  s’est terminé par le traditionnel repas de l’association auquel tous et toutes étaient conviées.

La « faïencerie » de l’Élysée (2) : Ils envoient de la vaisselle pour éviter à Macron d’avoir à dépenser un pognon de dingue

L’art de mettre les petits plats dans les grands. Un couple de Bourguignons a pris l’initiative d’envoyer ses fonds de placard à vaisselle pour aider l’Élysée à renouveler son service de table. Une démarche partagée sur les réseaux sociaux le 15 juin dernier et repérée par le Journal de Saône et Loire ce mardi.

Des habitants du Clunisois se sont montrés en train d’envoyer par Colissimo un carton à l’Élysée rempli de vaisselle tout à fait banale, pour souligner le coût très polémique engendré par l’achat d’un nouveau service à la manufacture de Sèvres.

Un appel à la solidarité hilarant

Les photos montrent une pile d’assiettes blanches et des verres soigneusement emballés dans un carton, avant d’être expédiés à « M. et Mme Macron, palais de l’Élysée ». Les internautes accompagnent leurs clichés d’un hashtag #JoffreMaVaisselleAuxMacron et appellent- avec humour- les Français de tous bords à en faire de même.

Le tout accompagné d’une délicate note d’intention: « Pour vous éviter de dépenser un pognon de dingue en vaisselle, avec toute notre amitié » signé par des « gens de rien. »

Une allusion qui fait référence à la vidéo publiée mardi 12 juin sur le compte Twitter de Sibeth Ndiaye, la directrice de la communication de l’Élysée, et relayée sur le compte du chef de l’État dans laquelle ce dernier regrettait qu' »on met(te) un pognon de dingue dans les minima sociaux ». Puis de déplorer que « les gens pauvres restent pauvres » avant de lancer: « on doit avoir un truc qui permet aux gens de s’en sortir ».

Visiblement très entrepreneurs, les plaisantins ont trouvé la solution pour permettre à l’Elysée de faire des économies et de « s’en sortir. » Ils ont également glissé un petit clin d’oeil à la maladroite et malheureuse expression employée par le président en juillet 2017 pour opposer « les gens qui réussissent (les fameux ‘premiers de cordée’) et ceux qui ne sont rien. »

Si la question des minima sociaux et le problème d’approvisionnement accaparent pour l’instant l’Elysée, son service courrier ne devrait pas tarder lui non plus à être débordé.

Podemos, Izquierda Unida et Equo en coalition pour les prochaines élections

Tambouille pour les uns, appel des bases militantes pour les autres. Les trois formations que sont Podemos, Izquierda Unida et Equo ont signé un accord de coalition pour les élections de 2019 (municipales, autonomiques et européennes) – article et traduction Nico Maury https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/

Podemos, Izquierda Unida et Equo (formation écologiste) seront en coalition pour les élections de 2019 (municipales, autonomiques et européennes). Un accord électoral a été signé.

Le secrétaire à l’organisation de Podemos, Pablo Echenique, a souligné l’importance de l’accord conclu pour les processus électoraux de 2019, car à son avis, cela va « renforcer l’espace politique du changement ».

Le nom de la coalition sera « Unidas Podemos-Izquierda Unida-Equo » aux élections municipales et autonomiques. Pour les élections européennes, le nom de la coalition sera « Unidas Podemos cambiar Europa ».

Le coordinateur général de IU, Alberto Garzón, a exprimé sa satisfaction sur l’accord, qui a dit qu’il est « très positif » pour l’Espagne, car elle permettra aux différentes organisations qui la compose des formules élaborées « pour arriver gouverner dans ces municipalités et communautés. »

Le document ne fait malheureusement aucune référence à la situation catalane.

Pour lire – en castillan – le document de coalition

Glyphosate, pesticides, bien-être animal : les renoncements du gouvernement

« A quoi bon ces 35 000 heures de mobilisation et de travaux pour accoucher d’une souris et ignorer les conclusions partagées par une majorité d’acteurs ? » Les organisations de la société civile ne décolèrent pas, alors que vient d’être adoptée la loi agriculture et alimentation en première lecture à l’Assemblée nationale, le 30 mai. Parmi les reculs, le refus de l’exécutif d’inscrire dans la loi l’interdiction du glyphosate d’ici à 2021, contrairement à l’avis d’une partie de sa majorité et à la promesse d’Emmanuel Macron. « C’est à mes yeux un rendez-vous manqué et une vraie déception car l’urgence écologique et de changement de modèle agricole est si forte », a notamment réagi Matthieu Orphelin, député LREM (voir le détail du vote).

Plusieurs amendements relatifs aux pesticides ont également été écartés, comme la création de périmètres de protection contre les épandages de pesticides autour des habitations – alors que plusieurs affaires d’écoliers atteints de cancers avaient défrayé la chronique – ou la mise en place d’un fonds d’indemnisation des victimes. « Les préparations naturelles peu préoccupantes (purin d’ortie, de prêle, argile, vinaigre blanc… ndlr) sont la seule avancée de gagner sur le terrain des pesticides », note la Confédération paysanne. L’article 14 ter – s’il est confirmé au Sénat – va permettre d’élargir la liste des plantes ou parties de plantes pouvant être utilisées et commercialisées (voir notre précédent article). Les députés ont également voté la séparation des activités de conseil et de vente de produits phytosanitaires.

Read moreGlyphosate, pesticides, bien-être animal : les renoncements du gouvernement