Corse : PCF et insoumis unis pour les territoriales

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Conférence de presse de lancement de la liste « L’Avenir, la Corse en commun ».

Conférence de presse de lancement de la liste « L’Avenir, la Corse en commun ». Humanité
À un mois du scrutin pour la collectivité unique de l’île, la seule liste de gauche espère rejeter les politiques de Macron et les nationalistes.

Le 3 décembre prochain, l’élection territoriale corse mettra en place la nouvelle collectivité unique de Corse. Une instance issue de la fusion des deux départements de l’île (Haute-Corse et Corse-du-Sud) et de la collectivité territoriale de Corse (CTC). Samedi, la seule liste engagée à gauche à ce jour a été présentée publiquement, tandis que des listes s’étaient déjà déclarées à droite et que les nationalistes et l’extrême droite annonçaient chacun la leur.

« L’Avenir, la Corse en commun », qui rassemble le Parti communiste français, la Corse insoumise, Manca Alternativa et Ensemble !, sera donc conduite par Jacques Casamarta (Corse insoumise), arrivé en tête des candidats de gauche aux dernières législatives. Suivent Josette Risterucci (syndicaliste), Michel Stefani (secrétaire régional du PCF), Amélie Raffaelli (Corse insoumise) et 59 autres candidat-e-s, encarté-e-s ou non, dont Dominique Bucchini, ancien maire PCF de Sartène et président de l’Assemblée de Corse de 2010 à 2015. Un rassemblement qualifié dès le départ de « tambouille » par Jean-Luc Mélenchon, et dont la stratégie était jugée « non pertinente » par Manuel Bompard, le 23 octobre dernier. De son côté, Jacques Casamerta a analysé le paysage politique local en décrivant trois blocs : « un bloc nationaliste qui n’épouse pas la dimension sociale, un bloc de droite avec Macron, et puis il y a le bloc de la gauche sociale ». Et d’ajouter : « La France insoumise va être obligée d’appeler à voter pour notre liste. Parce que, comme je le disais, il y a trois blocs. » La liste entend porter l’opposition à la majorité nationaliste qui dirige la Corse depuis deux ans, mais aussi « à la politique du gouvernement Macron-Philippe-Gattaz ». Michel Stefani décrit les conséquences désastreuses de la hausse de la CSG pour les 80 000 retraités corses et la sanctuarisation par les nationalistes du périmètre d’activité des low cost dans le transport aérien et maritime. Il décrit « un enjeu de classe » dans cette élection, expliquant qu’en trente ans la Corse est passée de 87 contributeurs à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) à 1 800 ménages dont le revenu annuel imposé est en moyenne de 180 000 euros, tandis que près de 60 000 Corses vivent sous le seuil de pauvreté. Pour les colistiers de « L’Avenir, la Corse en commun », l’objectif est aussi de déjouer le « piège grossier » de l’opposition entretenue entre une « autonomie interne » d’un côté et « un régionalisme de dernière minute de l’autre », qui vise à évacuer la question sociale.

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