Réfugié-e-s sur le campus universitaire : Appel au soutien militant

Images intégrées 1Depuis le 3 octobre une centaine de demandeurs d’asiles, dont une quarantaine d’enfants ont posé leurs tentes dans l’enceinte de la faculté de lettres de Gergovia.

Avec le soutien des membres du Réseau Éducation Sans Frontières, ces familles et ces personnes isolées se sont regroupées pour faire respecter leur droit à un logement digne. Depuis plusieurs mois, les services de l’État délaissent ces familles, les laissent vivre dans le dénouement le plus total sans toit au dessus de leurs têtes, sans accès à l’eau ni à des sanitaires. Les pouvoirs publics (préfecture, mairie, conseil départemental) se renvoient la balle, laissant la situation pourrir et confrontant ces familles et ces enfants aux dangers et à l’insalubrité de la rue.

Pourtant, des solutions existent. A l’échelle seule de la ville de Clermont-Ferrand, plus de 4000 logements sont vides et pourraient accueillir ces personnes. La loi de réquisition administrative des logements vacants le permet.

Face à cette situation sanitaire et humanitaire dramatique, les demandeurs d’asiles et les associations ont pris les choses en main pour s’organiser, lutter et exiger des solutions de relogement pérennes pour l’hiver et une issue positive à l’examen des situations administratives.

Alors que la situation s’enlisait depuis plusieurs semaines, dès le 4 octobre nous avons été reçus par la préfecture nous annonçant qu’elle accélérait l’examen administratif des dossiers de ces familles.

Sur le camp la solidarité s’organise. Étudiant.e.s, badauds et riverains offrent leurs services, organisent des collectes de nourriture, de vêtements chauds, de tentes, de duvets… Malgré ce soutien toujours plus nombreux nous avons toujours besoin de nourriture, de produits d’hygiène, de couvertures, de matériel de camping (retrouvez la liste des besoins sur la page Facebook du RESF 63).

Néanmoins nous avons besoin qu’un maximum de camarades puissent passer sur le camp afin de relayer les militant-e-s présent-e-s depuis le début. Pour des raisons évidentes de sécurité et d’accueil nous assurons une présence 24h/24h. La menace des fascistes est réelle (plusieurs d’entre eux sont déjà venus perturber le camp et ont été évacués par les militant-e-s).

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