Comment peut-on dire une chose et faire son contraire en une semaine ?

Lnouvelle-image-1e scandale du « Penelope Gate » aurait pu n’être le fait que d’un seul homme et aurait dû entraîner son retrait…

Mais il est bien plus grave et révèle la faillite d’un système, d’une Vème République qui n’en finit pas d’agoniser et fait vaciller la démocratie.

Qu’est-ce qu’un candidat à la présidence de la République qui en appelle au « peuple » contre les juges ?

Qu’est-ce qu’un candidat qui promet une purge anti-sociale sans précédent et qui ne mesure ni l’indécence des salaires qu’il a attribués à son épouse, ni celle de se faire offrir en un an des costumes pour l’équivalent d’une année de salaire d’un salarié au SMIC ?

Et cette perte du sens commun, de « la décence ordinaire » pénètre jusqu’au plus profond de sa famille politique. Une preuve ?

Le 5 mars 2017, Jean-Paul Cuzin, conseiller départemental du canton de Beaumont-Ceyrat-Saint-Genès-Champanelle, soutien affiché d’ Alain Juppé pendant les primaires de la droite, déclarait son rejet de François Fillon : «Orgueil, aveuglement et mépris ne peuvent fonder un programme pour la France  […] l’orchestration par Sens Commun du rassemblement de dimanche à Paris et pour moi l’élément de trop ».

Sens commun n’est rien d’autre qu’un mouvement très réactionnaire, proche des milieux catholiques traditionalistes.

Mais le 11 mars 2017, le même Jean-Paul Cuzin figurait en bonne place sur la photo du comité de soutien du Puy-de-Dôme à François Fillon dans La Montagne.

Comment peut-on dire une chose et faire son contraire en une semaine ? Il ne suffit pas de parler de rigueur et de probité… Les citoyens détestent que leurs élus leur mentent et ont bonne mémoire !

Une preuve de plus, s’il en fallait, de la nécessité impérieuse de la convocation d’une Assemblée Constituante pour préparer l’institution de la 6ème République « parlementaire, sociale et participative » dans laquelle les élus seraient révocables !

F. U

 

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