nouvelle-image-2« Petit manuel économique anti-FN », du collectif Ecolinks, préfacé par Thomas Piketty. Décrypter le programme économique du FN c’est aussi mieux comprendre les raisons du vote des classes populaires, oubliées des politiques économiques actuelles.

http://www.lecavalierbleu.com/livre/petit-manuel-economique-anti-fn/

« Si en tant que discipline, l’Economie peut paraître sèche et ésotérique, le fait est que des politiques économiques judicieuses peuvent changer la vie des pauvres »

 Joseph Stiglitz, La Grande Désillusion

Nous, jeunes économistes, enseignants et chercheurs, travaillant sur des thématiques diverses, nous rassemblons sur des valeurs communes et une vision partagée de l’Economie. Profondément de Gauche, aux sensibilités diverses, nous prenons toute notre part au débat public et proposons des alternatives au soi-disant consensus des économistes relayé par certains journalistes ou décideurs publics. Parce que les économistes ne peuvent prétendre s’abstraire de toute considération sociale ou politique, nous avons décidé de nous rassembler pour développer une réflexion commune qui a pour vocation d’irriguer les forces politiques de Gauche et les citoyens. Notre volonté est moins de réagir systématiquement à l’actualité que de contribuer à poser les bases, avec d’autres, d’une pensée novatrice à Gauche. Nous revendiquons une approche prospective et voulons apporter notre contribution à la nécessaire rénovation idéologique de la Gauche.

La vision néo-libérale, à l’origine du consensus de Washington et de son triptyque déréglementation, privatisation et libéralisation constitue la pensée dominante chez les économistes, en position d’influence pour inspirer les politiques économiques menées tant par des gouvernements de Droite que, parfois, des gouvernements de Gauche. Pourtant, le débat reste vif dans notre communauté scientifique. La division entre « orthodoxes » et « hétérodoxes » nous semble réductrice et contre-productive. Au-delà de la diversité des approches, à laquelle nous souscrivons, nous pouvons nous rassembler sur des objectifs et valeurs communes. Alors que des outils théoriques remettant en cause les politiques de libéralisation existent, on ne retient paradoxalement des économistes que leur prétendue défense absolue du marché. La quête de la « modernité » passe alors par le recul de l’État, des services publics, au profit de la déréglementation et du recul des solidarités collectives; cette situation n’est pas acceptable, il est de notre responsabilité de proposer d’autres pistes.

Nos valeurs communes sont des valeurs de solidarité et de justice sociale. Notre objectif est l’égalité au sens large. Nous pensons qu’il n’existe pas de répartition « naturelle » des richesses, d’inéluctabilité des inégalités. Il existe des choix politiques qui peuvent et doivent être réorientés.  Notre pensée est profondément européenne, mais nous avons l’intime conviction que la seule logique de marché n’est un objectif politiquement viable. Certains enjeux doivent nécessairement être pensés à l’échelle internationale; les conséquences des politiques sont globales.

C’est pourquoi nous proposons d’apporter une réflexion collective sur des thèmes structurant le débat public tels que la croissance et les modèles de développement ; les ressources naturelles et l’environnement ; la mondialisation; la place relative de l’Etat et du marché; les questions de répartition des richesses ; l’emploi et les politiques sociales ou les enjeux liés au vieillissement de nos sociétés.

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