Boris Bouchet, élu riomois PCF -Front de Gauche, fustige « des licenciements boursiers » à la Seita.

la-montagneBoris Bouchet, conseiller municipal et communautaire de Riom, et élu régional réagit à son tour.

La Seita vient d’annoncer la fermeture de son dernier site de fabrication de cigarettes en France à Riom (239 postes dont de nombreux reclassés de Carquefou) et de son site de recherche de Fleury-les-Aubrais, dans le Loiret.

Boris Bouchet, conseiller municipal et communautaire de Riom, et élu régional, réagit : « En 2015, le groupe Imperial Tobacco a dégagé un bénéfice net d’1 milliard 600 millions d’€. Le site est donc rentable. Les dividendes versés aux actionnaires représentent 40.000 € par mois et par salarié, le coût de la masse salariale représente quant à lui 4 centimes d’euro par paquet de cigarette vendu plus de six euros dans le commerce.  Sans oublier le Crédit Impôt Compétitivité Emploi et divers autres allégements ».

Il dénonce une décision « dénuée de tout fondement économique.Elle ne répond qu’à une logique purement financière conduisant à de nouvelles destructions d’emplois dans notre pays et déchirant le tissu économique local. Ce sont des licenciements boursiers qui sont à l’œuvre. Le but est encore et toujours d’augmenter toujours plus les dividendes. Comment pouvons-nous accepter et permettre à des entreprises de licencier en dépit de leur bonne santé économique ? Où va l’argent du CICE ? »

Table ronde, débat, et moratoire

Et l’élu d’exiger : « une table ronde avec les dirigeants d’impérial Tobacco, les élus locaux, les organisations syndicales et les services de l’Etat afin d’obtenir des explications et d’envisager toutes les mesures alternatives permettant de préserver le site et ses emplois. Un débat sur la filière tabacole française. Un moratoire sur le CICE (dont la SEITA-groupe Imperial Tobacco a bénéficié à hauteur de 660 000 euros en 2013 et au moins autant les années suivantes), le contrôle et la conditionnalité des aides publiques ».

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