Ouvrons le débat : 2017, année électorale, ça se prépare collectivement (13).

nouvelle-image-3Notre priorité : l’unité des forces pour l’alternative par Marie-Pierre Vieu, membre du comité national du PCF.

Le bilan du quinquennat a invalidé la possibilité d’une primaire de toute la gauche, sauf à mettre à égalité de chance, pour 2017, ceux qui manifestaient ce printemps et ceux dont les choix de casse sociale les faisaient descendre dans la rue. Reste que la responsabilité du pouvoir dans la désunion actuelle n’exonère pas celle des partisans de l’alternative à ne pas converger.

Le choix de Jean-Luc Mélenchon de la France insoumise, opposant la primauté du mouvement citoyen au rassemblement des forces de progrès – à commencer par celles du Front de gauche (FG) –, pousse au repli une partie de celles et de ceux dont l’apport est indispensable pour toute dynamique populaire majoritaire : communistes, écologistes, socialistes, acteurs sociaux, intellectuels…

Que les choses soient claires : je ne renvoie pas dos à dos Hollande et Mélenchon. Il était notre candidat en 2012, occupe aujourd’hui un espace politique que nous avons contribué à construire avec lui et est identifié par une large partie de l’opinion comme tel. Nous devrons faire avec lui et lui avec nous !

 Cependant, un soutien immédiat à sa candidature nous enfermera dans un jeu de pression qui ne fera que peser à la marge, et le conforter dans une démarche stratégique que nous lui contestons, car conduisant à l’impasse. S’engager dans la construction d’une candidature communiste, quand bien même porteuse de notre ambition de rassemblement majoritaire, serait faire œuvre d’un patriotisme mortifère. Nous en sortirions largement incompris, invalidant en acte notre appel à l’unité et détruisant définitivement les bases du rassemblement que nous avons initié avec le FG. Elle hypothéquerait notre capacité à peser dans le débat de perspective et de refondation à gauche.

Notre priorité doit être de forcer l’union ! D’installer comme une exigence incontournable dans l’opinion publique l’unité des forces pour l’alternative. Les communistes ne sauraient banaliser la défaite, ignorer ceux qui continuent à lutter, cherchent quotidiennement l’unité sociale et sont orphelins du même débouché politique. Nous refusons de prendre le risque que, demain, ceux-là soient privés de leurs représentants au Parlement parce que nous n’aurions pas su, voulu collectivement construire les digues nécessaires entre nous ! Très personnellement « cette désunion-là ne passera pas par moi », pour paraphraser une tribune que je viens de signer. L’heure est toujours au débat public, à l’interpellation sans fard et sans détour des forces – femmes et hommes – de progrès, à la multiplication des initiatives de convergences, à la démonstration qu’un pacte commun est possible : parce que nous convergeons déjà sur l’abrogation de la loi travail, celle du traité budgétaire européen, le refus de la dette publique illégitime, la lutte contre les paradis fiscaux, l’accueil des migrants, la planification écologique, l’urgence de nouveaux droits… Nous verrons alors que des divergences qui apparaissent indépassables seront rapidement dépassées.

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