LE CONSEIL REGIONAL A PRIS UNE GRAVE DECISION POUR LE DEVENIR FERROVIAIRE EN AUVERGNE !

En 2010, dans une volonté de développer l’activité TER en Auvergne, le Conseil Régional a décidé d’acheter 12 rames « REGIOLIS », qui devraient être livrées à partir de septembre 2016.Le Conseil Régional avait demandé à la SNCF de lui faire part de ses propositions pour assurer la maintenance de ce matériel.

  • La première proposition consistait à entretenir le matériel hors du territoire auvergnat (Lyon et Nevers)
  • La seconde à construire un atelier de maintenance à Clermont Ferrand, à proximité de l’atelier actuel dans la zone du Brezet.

Au regard des surcoûts engendrés par l’acheminement et de la maintenance hors territoire auvergnat (environ 2m€ par an), l’investissement sur un nouvel atelier de maintenance avait été retenu. En effet, le cout avoisinant les 10 m€ aurait donc été amorti en quelques années.

Monsieur PEPY (Directeur de la SNCF) en personne avait annoncé lors de sa venue à Clermont Ferrand en janvier dernier le projet et le Conseil Régional avait budgétisé les montants nécessaires pour les exercices 2015 et 2016.

Mais tout cela, c’était avant la fusion des deux régions, avant la libéralisation des autocars, avant le rapport DURON.

Lors de la dernière session du mandat, le 20 octobre dernier, le projet a été retiré par la majorité socialiste, une partie des élu-e-s EELV ainsi que de la complaisance de la droite qui s’est abstenue. Seul le Groupe Front de Gauche dans sa globalité a voté contre !

Luc BOURDUGE, Vice-Président communiste en charge des transports a démontré l’incohérence des arguments développés et le danger d’une telle décision. C’est ni plus ni moins que l’anticipation d’une baisse importante de l’activité ferroviaire en Auvergne !

En effet, le transfert de compétences des lignes TET vers les régions, engendrera la suppression de dessertes car les régions n’auront pas les moyens de financer (Lyon-Bordeaux, Clermont-Nîmes, voir Montluçon-Bourges).

La loi Macron et le volet libéralisation des autocars sera une concurrence pour le ferroviaire ce qui provoquera des pertes importantes de recettes.

Le transfert de la maintenance des TER à Lyon annoncera une perte d’activité pour notre territoire au bénéfice de la future capitale régionale.

Nous ne voulons pas d’une politique régionale qui mettra nos territoires en compétition par la concentration des activités sur LYON et sa métropole !

ERIC DUBOURGNOUX

Président du Groupe Front de Gauche

au Conseil Régional d’Auvergne

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