OUVRONS LE DEBAT : La réforme territoriale et les services de l’Etat

Attention : cette note n’aborde que la fonction publique d’Etat (FPE). Ce qui signifie qu’elle ne concerne pas les agents territoriaux mais également elle exclut des personnes souvent assimilées -à tort- à la FPE, comme les salariés de la Sécurité Sociale, Pôle Emploi….voire ERDF, France Telecom….

Il est intéressant de noter que la réforme territoriale imposée à la hussarde, sans concertation ni réflexion préalable significative, a peu (pas ?) pris en compte le devenir réel de l’administration d’Etat et encore moins de ses salariés que sont les fonctionnaires.

Cela aurait pourtant été bien utile tant ces agents subissent de plein fouet une avalanche de modifications structurelles depuis une décennie. A la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) de N. Sarkozy a succédé la Modernisation de l’Action Publique (MAP) de F. Hollande.

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Assemblée citoyenne, vendredi 4 septembre : quelle région voulons-nous ?

ASSEMBLÉE CITOYENNE
CANTON DE BEAUMONT
à l’initiative de l’Atelier du Front de Gauche, canton de Beaumont

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Pour une alternative anti-austéritaire,
sociale, écologiste et citoyenne

QUELLE RÉGION VOULONS-NOUS ?
La réforme territoriale imposée éloigne encore les élus des citoyens : nous n’avons jamais eu autant besoin de démocratie et d’implication populaire !
Venez vous informer, débattre, faire des propositions sur les solidarités territoriales et l’aménagement du territoire, la mobilité, l’agriculture, la répartition des aides économiques, les services publics, la formation …

LE VENDREDI 4 SEPTEMBRE à 20h
Salle de la Galipote
Maison des Beaumontois
Rue René Brut – Beaumont

Organisons-nous pour décider ensemble de l’avenir de notre région et de ses habitants.
Coupon-réponse (à compléter)
Nom :
Participation : individuelle ou organisation (nom de l’organisation : …………………………………)
Souhaitez-vous faire une intervention (moins de 10 minutes)? oui – non
Sur quelle thématique ? …………………………………………………………………………………………
Autre suggestion :……………………………………………………………………………………………………

Vous pouvez répondre de deux façons avant le 1er septembre 2015:
Par internet : atelierfdg63@gmail.com
– Par courrier : l’Atelier du Front de Gauche, maison des associations, rue René Brut. 63110 Beaumont

ASSEMBLÉE CITOYENNE-2

Communiqué de presse du Front de Gauche : L’ETAT CONTINUE LES PRIVATISATIONS ET SE DEBARRASSE DE SES AGENTS !

L’appel d’offre pour la privatisation de l’aéroport Lyon St Exupéry, devrait être lancé en octobre et conclu dans le courant de l’année prochaine.
Après Toulouse-Blagnac dont 49,9% du capital a été vendu en avril au consortium sino-canadien SNC Lavalin et Symbiose, l’aéroport lyonnais sera la seconde plateforme hexagonale partiellement privatisée. L’état, qui possède 60% du capital, contre 25% à la chambre de commerce et de l’industrie de Lyon et 15% aux collectivités locales, devrait lancer l’appel d’offre au mois d’octobre une fois le cahier des charges établi, avec une décision espérée pour le premier semestre de l’année prochaine.
Alors qu’en 2014, l’Etat bénéficié de 2 m€ de dividendes de cet aéroport, c’est encore un cadeau important fait aux groupes privés qui n’ont pas tardé à montrer leur intérêt. Au premier rang des demandeurs apparait VINCI, déjà gestionnaire de celui de Clermont-Ferrand.
Dans le cadre de la fusion des deux régions Rhône-Alpes et Auvergne, nous avons exprimé notre inquiétude sur le devenir de Clermont-Aulnat étant donné que la région Rhône-Alpes ne participe pas financièrement à l’activité aéroportuaire.
Le fait que le groupe VINCI ou autres groupes privés puissent être demain actionnaires majoritaires de l’aéroport Lyon St Exupéry, ne fait qu’accentuer nos craintes.
En effet, ce sera soit la concurrence entre deux structures, soit le transfert d’activité d’un aéroport sur l’autre qui risque de primer, si l’exploitant est le même
Dans un cas comme dans l’autre, Clermont-Ferrand ne ressortira pas vainqueur de cette privatisation.
Les élu-s-es du groupe Front de Gauche de la Région Auvergne, condamne ce projet de
privatisation de l’aéroport Lyon St Exupéry.

Eric DUBOURGNOUX
Président du groupe Front de gauche

Électricité : Un rapport accablant… qui n’empêchera pas les choix idéologiques scandaleux qu’il dénonce, par Jean-Luc Tur

Le 5 mars 2015 une commission d’enquête a rendu son rapport1 sur « les tarifs d’électricité » à l’Assemblée Nationale qui l’a adopté.

Ce rapport est avant tout un réquisitoire sur les résultats de l’ouverture totale des marchés en 2007 et du capital d’EDF, sur l’imbroglio du libéralisme dans le domaine … et des coûts engendrés dans un océan de centaines de milliards d’€uros.

Il se penche aussi par anticipation, sur les lourdes conséquences des mesures à venir dans le cadre de l’approfondissement de la libéralisation du marché.

Le rapport (65 pages) est construit sur la base d’auditions d’une multitude d’acteurs du marché de l’électricité (371 pages) soit 436 pages.

Lire la suite sur le site de Paul Jorionhttp://www.pauljorion.com/blog/2015/07/30/electricite-un-rapport-accablant-qui-nempechera-pas-les-choix-ideologiques-scandaleux-quil-denonce-par-jean-luc-tur/#more-77613

Grèce-Europe : pour un vrai plan B

Il faut cesser d’utiliser l’argent des Européens pour l’austérité par Frédéric Boccara, 
Yves Dimicoli, Denis Durand, Frédéric Rauch Commission économique nationale 
du PCF

Le contenu et la méthode de l’« accord » dicté par Merkel et Schäuble à la Grèce suscitent l’indignation dans toute l’Europe. Ce diktat ouvre une nouvelle phase dans le bras de fer sur l’utilisation de l’argent des Européens et, donc, sur l’euro et la politique de la Banque centrale européenne (BCE). Si une bataille a été perdue, il n’est pas question de déposer les armes. Nous soutenons Alexis Tsipras, qui a choisi la stratégie la plus propice à ­poursuivre le combat, alors qu’on voulait l’enfermer dans un choix entre trois impasses catastrophiques :

– la soumission aux exigences extravagantes des créanciers ;

– l’effondrement immédiat du système bancaire et la sortie de l’euro ;

– la sortie prétendument ordonnée de l’euro préconisée par Schäuble, et même par certains à gauche.

Les conséquences d’un « Grexit »

Un « Grexit » signifierait une dévaluation estimée au minimum à 40 % et donc une perte de pouvoir d’achat de 40 % et une augmentation du coût de la dette de 40 %. Elle n’apporterait aucun gain de compétitivité dans un pays où les salaires ont déjà baissé de 25 % et où l’appareil productif n’est pas capable de répondre à un surcroît de ­demande. En revanche, cela aurait pour effet immédiat une hausse des prix importés donc plus d’austérité salariale, une dette privée plus chère, des difficultés accrues pour financer les investissements et, finalement, une soumission encore plus forte à la finance. Avec Aube dorée au bout du processus. Par ailleurs, un « Grexit » déclencherait des assauts spéculatifs massifs pour faire sortir d’autres pays de la zone euro, à commencer par l’Italie (2 070 milliards d’euros de dettes), l’Espagne (966 milliards d’euros), le Portugal (219 milliards d’euros) et, probablement, la France ensuite. On entrerait dans une course sans fin de chaque pays aux dévaluations compétitives, antisalariales et déflationnistes renforçant encore la guerre économique pour prendre des parts de marché au détriment des partenaires européens. Au total, « ordonnée » ou pas, la sortie de l’euro, avec ses effets sociaux catastrophiques obérerait les espoirs de changement, non seulement en Grèce mais dans toute l’Union européenne. La dureté de l’affrontement crée la tentation de déserter la bataille en imaginant d’illusoires « plans B » qui se ramènent à accepter un « Grexit ». Au contraire, rien n’est plus urgent que d’amplifier le combat avec le peuple grec et son gouvernement pour une tout autre utilisation de l’argent des Européens.

Un « accord » non viable

Après le vote du 14 juillet, que constate-t-on ?

Schäuble n’a atteint aucun de ses deux objectifs : la Grèce n’est pas sortie de l’euro et le gouvernement Tsipras n’a pas été renversé. Par ailleurs, plusieurs voix s’élèvent pour dire que l’« accord » du 13 juillet, contraire à tout bon sens économique, n’est pas viable et que la dette publique grecque doit être impérativement restructurée.

Développer l’économie grecque

Cette situation doit nous conduire à cibler maintenant la bataille sur le développement de l’économie grecque et donc sur les responsabilités de la Banque centrale européenne pour le financer.

Dans l’immédiat, puisque la Grèce est dans la zone euro, la BCE doit assurer la liquidité des banques grecques en augmentant suffisamment le plafond des liquidités d’urgence et en en diminuant le coût. Il est intolérable que chaque Grec ne puisse retirer de son compte que 420 euros par semaine ! Il est intolérable que les PME continuent d’être asséchées !

La Grèce ne peut s’en sortir que si les euros créés massivement par l’Euro-système servent à développer son potentiel économique et humain, au lieu de dilapider des milliards d’euros à engraisser les créanciers. Cela signifie :

– investir pour redresser le potentiel productif et pour créer les emplois dont les 25 % de chômeurs ont besoin ;

– construire une administration efficace (en commençant par la collecte de l’impôt) ;

– relancer tous les services publics, particulièrement les hôpitaux et l’enseignement ;

– restructurer et alléger la dette publique.

Il est indispensable que la Grèce puisse recevoir tous les fonds annoncés, y ­compris les fonds structurels non utilisés, et qu’elle puisse en disposer pour relever ces défis. C’est un enjeu démocratique fondamental.

Le plan B

On peut en dire autant, à des degrés divers, pour tous les pays de la zone euro. Face aux blocages ­exprimés par les dirigeants allemands au service du grand capital financier, il faut faire tout autrement en Europe au lieu de proposer, comme l’a fait François Hollande, une fuite en avant vers un fédéralisme renforcé et une fragmentation de la zone euro accentuant les dominations. Il faut cesser d’utiliser l’argent des ­Européens pour l’austérité et pour la finance et mettre en cause la Banque centrale européenne. La France (avec l’Italie, l’Espagne, la Belgique…) devrait proposer de créer un fonds européen pour tous les pays membres de l’euro pour financer le développement des services publics, de l’économie et de l’écologie en Europe. Ce fonds serait une première étape vers un fonds européen pour le développement intercalé entre la BCE et les États, que le PCF revendique avec le Parti de la gauche européenne. Cette institution financière publique serait financée par la BCE comme l’y autorise le traité de Lisbonne (article 123.2). Elle émettrait des titres publics que la BCE achèterait avec une partie des 1140 milliards d’euros qu’elle s’est engagée à créer, le 22 janvier ­dernier, pour stimuler l’économie européenne. Ce fonds serait géré démocratiquement avec des critères explicites de création d’emplois et de développement des services publics dans chaque pays. Il pourrait être une première étape vers la réorientation radicale et graduelle de la BCE et donc de l’Europe. Cela appelle une vraie bataille de masse.

Mercredi, 29 Juillet, 2015