Post-scriptum de l’Atelier :« Le temps du monde fini commence »

Nouvelle image (2)Paul Valéry écrivait au début des années 1930 : « Le temps du monde fini commence ».

Faute d’y avoir vu un commencement, nous sommes désormais soumis à l’annonce des catastrophes qui s’enchaînent. Les dérèglements multiples expriment l’effondrement d’un modèle qui s’écroule en se globalisant. En parlant d’effondrement, je ne veux en rien signifier la disparition programmée du capitalisme et l’attente du grand soir, mais affirmer que nous ne vivons pas un mauvais moment à passer et que l’espoir du retour d’une croissance créatrice d’emploi est une ineptie.

 Le temps du monde fini n’est pas une fin de partie. Le capitalisme consume ce qui l’a rendu possible, le travail, la Terre, le temps : il est malade de sa propre démesure et de l’irréversibilité de certaines destructions. Et il a produit un monde lui-même malade. Car qui pourrait trouver sain un monde où 10% de la population possède 86% des richesses, où 1% en possède encore 46%, alors que 50% de la population ne possède rien !

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