La phrase du jour :

L’offensive idéologique du Medef a triomphé. Celui-ci a réussi à faire croire que la crise n’était pas due au capitalisme financier, mais à l’État social.

Henri Sterdyniak

Phrase tirée d’une table ronde « Droite, FN : vers la régression ultra-capitaliste ? entre Hervé Le Bras, Alain Bihr et Henri Sterdyniak publiée par l’Humanité

Droite, FN : vers la régression ultracapitaliste ??

La phrase du jour

Carole Couvert, secrétaire générale de la CFE-CGC dans un entretien avec le journal « Le progrès », le 30/05/2016

La loi Travail, nous ne l’avons pas demandée, et elle ne nous convient pas en l’état. Nous sommes opposés à l’inversion de la hiérarchie des normes, car il s’agit bien de cela, il faut appeler un chat un chat. Nous refusons également les dispositions du texte sur l’accord offensif, le référendum d’entreprise, et la médecine du travail.

La phrase du jour de Laurent Berger: une nouvelle version de l’adage « la fin justifie les moyens »

« Je souhaite, parce que son contenu convient à la CFDT, que cette loi (loi Travail) soit adoptée. Les modalités d’adoption de cette loi, ce n’est pas mon problème, c’est le problème du gouvernement avec son parlement et avec sa majorité », a expliqué le secrétaire général de la CFDT.
« Le 49-3 n’est pas, pour moi, la méthode idéale, c’est évident, mais cela ne me regarde pas la façon dont le texte va passer. Moi, ce qui m’intéresse, c’est le contenu du texte. Après, que ce soit un aveu de faiblesse de tel ou tel, ça ne concerne pas la CFDT », a-t-il continué.

Réponse de Léon Trotsky :

“Le moyen ne peut être justifié que par la fin. Mais la fin a besoin aussi de justification…  la fin est justifiée si elle mène … à l’abolition du pouvoir de l’homme sur l’homme.”

Soutenez la motion de censure pour que le texte sur la loi travail soit rejeté.

Adressée à les députés socialistes et 1 autre

 pascale VERGER Rennes, France

Malgré les différentes mobilisations et le rejet par les parlementaires de la loi travail (El Khomri ), le gouvernement a décidé de passer en force en utilisant l’article 49-3.

Ce texte peut encore être bloqué en demandant aux députés socialistes de soutenir la motion de censure qui sera présentée par la droite. C’est aujourd’hui le seul moyen d’empêcher le gouvernement de nous imposer une modification du code du travail qui ne convient pas à l’immense majorité : (petites et moyennes entreprises  et salariés).

Il est temps que la démocratie s’exerce de nouveau. Pour cela les députés socialistes qui considèrent que ce texte est contraire aux valeurs qu’ils défendent doivent soutenir la motion de censure déposée par la droite et qui d’office permettra de rejeter ce texte.

Nous sommes tous concernés par cette loi et par la précarité qu’elle provoquera. Mobilisons nous !

Cette pétition sera remise à:
  • les députés socialistes
  • Chef des députés socialistes.
    Bruno Le Roux

La phrase du jour :

 Le droit du travail tout entier s’est construit sur une méfiance du consentement du faible à la volonté du fort. D’où la place qu’il accorde à la représentation et la négociation collective. Recourir à des référendums pour contourner les syndicats majoritaires dans une situation où il y a des menaces sur l’emploi, c’est revenir à la fable du poulailler face au renard libre.

Le juriste Alain Supiot, professeur au Collège de France, souligne les dangers du projet de réforme El Khomri, en particulier celui lié à la primauté accordée à l’accord d’entreprise, qui deviendrait un instrument de mise en concurrence sociale des travailleurs. Il plaide pour une « vraie réforme » du droit du travail, répondant aux transformations de l’organisation de l’économie, ainsi qu’à la révolution technologique en cours.

suite de l’entretien sur le site de l’Humanité :Entretien avec Alain Supiot.

La phrase du jour :

Le marché, la gouvernance et l’ordre sont les pivots du socialisme d’aujourd’hui, comme il le fut en Angleterre, en Allemagne, en Espagne ou en Italie. Avec les brillants succès que l’on sait…

Si la gauche de gauche ne trouve pas la voie indissociablement mêlée du rassemblement et de la novation, si elle se divise et ronronne, elle disparaît. Comme en Italie. Mais, dans ce cas, que devient la dynamique d’une gauche qui ne vit que par l’égalité (celle des conditions, pas celle des chances), la citoyenneté élargie et la solidarité universelle ?

Roger Martelli – http://www.regards.fr/

La phrase du jour :

Invité ce mercredi matin de France Info, le député européen du parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon a déclaré :

 « La France est en état d’insurrection civique froide. Le mot d’ordre dominant dans l’état d’esprit des Français c’est qu’ils s’en aillent tous. Les gens tournent le dos à leurs institutions et aux partis politiques traditionnels. Plus d’un Français sur deux n’a pas voté. Aujourd’hui c’est l’abstention et le rejet des partis qui dominent ».

Dans cette situation, « des consignes je me garderai bien d’en donner » a-t-il dit. « Les gens savent ce qu’ils ont à faire et la situation est d’autant plus compliquée que Manuel Valls l’a rendue inextricable pour nombre de consciences » en retirant les listes du PS. « Il n’a pas fait un choix républicain mais organisé la débandade. C’est une décision dont les conséquences suicidaires ne tardera pas à éclater ».

« Que chacun marche à la lumière de sa conscience »

Dans les régions où il n’y a plus de liste de gauche, il ne donnera donc pas de consignes de vote : « Moi je ne donne pas de chèque en blanc de républicanisme à ceux-ci ou à ceux-là. Si on me dit que la droite c’est différent de l’extrême droite, je lui demande d’en faire la preuve. Je ne veux pas trancher entre des nuances de xénophobie et de cruauté sociale. »

Mais contrairement à ce que dit Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon déclare lui que le vote FN, « à (ses) yeux est immoral ». Et le choix à faire au second tour est « une affaire de morale, de philosophie et de conscience. Que chacun marche à la lumière de sa conscience. »

La phrase du jour

Le capitalisme, même repeint en « vert »…

Le récent exemple des moteurs truqués de Volkswagen est là pour nous rappeler à quel point le capitalisme, même repeint en « vert », n’est pas « un allié » pour la planète, lui qui se soucie déjà si peu des conditions de travail et de vie des salariés. Il faut dépasser l’opposition stérile entre « grande politique » et engagements individuels, réfléchir à nos modes de production et nos modes de vie, penser la dimension internationale et globale de la question climatique sans perdre de vue que la défense de notre environnement est intimement liée à la lutte pour les droits humains et est donc un enjeu de transformation sociale. La question climatique est une question politique. La responsabilité historique du capitalisme doit être clairement dénoncée

Séverine Charret et Pierre Crépel, coordinateurs du dossier consacré au climat 
de la Revue du projet.